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Monaco de Trois-Rivières : le juge atteint de la COVID-19, le procès reporté en 2022

Une ambulance sur la piste de course du Monaco.

Le pilote américain Ayrton Climo blâme l'organisation du Monaco de Trois-Rivières pour son accident survenu en 2014 lors d'une séance d'entraînement.

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

La COVID-19 s’invite à nouveau dans le procès contre le Monaco de Trois-Rivières et le Grand Prix de Trois-Rivières, un an après avoir été reporté en raison de la pandémie. Cette fois, le juge Philippe Cantin de la Cour supérieure, qui devait présider les procédures, a contracté le virus. Les parties ont donc convenu de remettre la cause au 19 avril 2022.

Les parties ont envisagé entamer les procédures à distance, par visioconférence, mais cette option n’a pas été retenue.

Lundi devait donc marquer le début de ce procès, qui tient son origine d’une poursuite déposée en 2018. Celle-ci a été intentée par un jeune pilote américain, Ayrton Climo, gravement blessé dans un accident au Monaco de Trois-Rivières en 2014, et ses parents.

Âgé de 18 ans à l’époque, Climo a été éjecté de son bolide après être entré en collision avec les balles de foin et la barrière de béton à la sortie du virage 5 de la piste aménagée sur le circuit du parc de l’Exposition. Un autre kart lui aurait roulé dessus.

La courbe qui serait en cause dans l'accident du pilote de course Ayrton Climo, selon le plaignant.

La courbe qui serait en cause dans l'accident du pilote de course Ayrton Climo, selon le plaignant.

Photo : Radio-Canada

Le jeune homme a dû être hospitalisé pendant près de 50 jours à Trois-Rivières avant d’être transféré dans un centre hospitalier de la Virginie, aux États-Unis. Il a subi trois interventions chirurgicales au cerveau et au crâne lors de son passage à Trois-Rivières.

Ayrton Climo et ses parents poursuivent donc l’Autorité sportive nationale du Canada, l'Eastern Canadian Karting Championship, le Monaco de Trois-Rivières et le Grand Prix de Trois-Rivières. Selon eux, l’organisation a été incapable de concevoir une piste de course sécuritaire et ils allèguent que les balles de foin, ainsi que le muret de béton n’étaient pas réglementaires.

L’avocate en droit civil Virginie Grenier Damphousse rappelle qu’en matière civile, on doit démontrer selon la balance des probabilités qu’il y a eu faute, dommage et qu’il y a un lien de causalité entre la faute et le dommage. Donc, on n’est pas obligé de remplir le fardeau de preuve comme en matière criminelle, qui est hors de tout doute raisonnable. C’est la balance des probabilités, donc qu’est-ce qui est plus probable qu’improbable.

Avec les informations de Magalie Masson

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