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L’Î.-P.-É. récupère graduellement les emplois perdus pendant la pandémie

Une employée de BioVectra mélange des produits chimiques dans une fiole.

Le secteur de la recherche scientifique a connu une croissance à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Julien Lecacheur

L’Île-du-Prince-Édouard récupère graduellement les emplois perdus pendant la pandémie. Néanmoins, la composition du marché du travail a un peu changé depuis l’an dernier, selon les données de Statistique Canada des mois d’octobre et de novembre 2021.

En novembre dernier, la province a dépassé le cap des 82 000 postes sur le marché du travail, alors que cette donnée était de 80 200 en 2019.

Les chiffres du mois d'octobre 2021 indiquaient déjà que la province avait atteint l’égalité par rapport aux chiffres prépandémiques en ce qui a trait au nombre de postes sur le marché du travail.

La population active insulaire était de 0,1 % plus élevée en novembre 2021 qu’en 2019.

Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l'École des sciences de l'administration à l'Université TELUQ

Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l'École des sciences de l'administration à l'Université TELUQ

Photo : Université TÉLUQ

Ces chiffres seraient un signe de récupération de l’économie insulaire après l’éclosion de la pandémie, selon Diane-Gabrielle Tremblay, professeure en gestion des ressources humaines à l’Université TELUQ.

Néanmoins, la province n’est pas encore sortie du bois, explique la spécialiste.

« Il y a encore un taux de chômage assez élevé pour l’Île-du-Prince-Édouard et le taux d’activité des femmes est vraiment faible. »

— Une citation de  Diane-Gabrielle Tremblay, professeure en gestion des ressources humaines à l’Université TELUQ

Le taux de chômage à l’Île est de 2 % plus élevé que la moyenne canadienne.

En novembre dernier, 8 % de la population insulaire se trouvait sans emploi, alors qu’avant la pandémie, le taux de chômage se chiffrait à 7,8 %.

Les femmes peu nombreuses

Le nombre de femmes dans la population active a baissé de 2,4 % en novembre 2021 comparativement à la même période en 2019.

À l'inverse, la population active de l'Île a connu une croissance du nombre d'hommes, soit une hausse de 2,7 % par rapport à novembre 2019.

Selon Diane-Gabrielle Tremblay, il s’agit d’une tendance observée depuis le début de la pandémie.

À travers la pandémie, les femmes ont souvent dû encadrer les enfants à l’école. Dans certains cas, ils [les enfants] étaient à la maison. Dans d’autres cas, tout était plus complexe à l’école […] Elles ont dû prendre en charge cette responsabilité, explique-t-elle.

Les changements dans les secteurs

Selon les tendances observées en octobre dernier, le nombre de travailleurs dans les secteurs de la construction, du transport et de l’hôtellerie a diminué.

Cette baisse varie de 10 % à 20 %

D’autres secteurs ont connu une croissance, notamment dans les services professionnels, scientifiques et techniques, avec une hausse variant de 11 % à 30 %.

Les industries de fabrication et la fonction publique ont également connu une augmentation du nombre de professionnels travaillant dans ces domaines.

Selon Diane-Gabrielle Tremblay, ces transformations dans l’économie de l’Île pourraient représenter une opportunité pour les femmes, bien que les responsabilités liées à la famille reposent souvent sur ce groupe.

On peut espérer que si elles quittent les secteurs de l’hôtellerie, la restauration et le commerce au détail, que les femmes aillent vers ces domaines qui semblent progresser [...] là-dedans il y a la comptabilité, le droit, et les femmes sont assez présents dans ce domaine-là, ajoute-t-elle.

La scolarité des travailleurs

La composition du marché du travail a aussi changé en ce qui a trait au niveau de scolarité des travailleurs en octobre 2021.

Le nombre de personnes ayant terminé leurs études secondaires a diminué de plus de 20 % par rapport à la période prépandémique, alors que le nombre de personnes ayant un diplôme universitaire a augmenté de 13 %.

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