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Enlèvement de missionnaires à Haïti : trois autres otages sont libérés

Un homme et un passager avec un mégaphone circulent sur une moto dans une rue.

« Non aux enlèvements. Libérez-les », peut-on lire sur cette pancarte exhibée par un motocycliste circulant à Port-au-Prince le 25 novembre.

Photo : La Presse canadienne / AP/Odelyn Joseph

Radio-Canada

Trois autres membres du groupe de 17 missionnaires nord-américains et leurs proches enlevés par un gang criminel haïtien à la mi-octobre ont été libérés, a annoncé lundi leur organisation religieuse.

Deux autres otages avaient déjà recouvré leur liberté en novembre, de sorte que 12 personnes demeurent toujours aux mains des ravisseurs.

Nous remercions Dieu que trois autres otages aient été libérés hier soir, indique un communiqué publié sur le site de Christian Aid Ministries. Ceux qui ont été libérés sont sains et saufs et semblent avoir le moral.

Comme pour la précédente libération, nous ne sommes pas en mesure de fournir les noms des personnes relâchées, les circonstances de leur libération ou tout autre détail, ajoute le groupe américain basé en Ohio.

Les 17 missionnaires et membres de leur famille – 16 Américains et 1 Canadien – ont été enlevés le 16 octobre à Ganthier, une petite ville située à l'est de Port-au-Prince. Ils venaient de visiter un orphelinat au cœur d'une zone sous l'emprise d'un des principaux gangs d'Haïti, les 400 Mawozo.

Selon Christian Aid Ministries le groupe comptait 12 adultes âgés entre 18 et 48 ans, et cinq enfants âgés de 8 mois, 3, 6, 13 et 15 ans. Leur identité n'a jamais été révélée.

Le ministre haïtien de la Justice, Liszt Quitel, avait indiqué peu après l’enlèvement que les 400 Mawozo exigeaient une rançon de plusieurs millions de dollars pour leur libération, en précisant s’attendre à des négociations.

Il est impossible de savoir à ce stade si des paiements ont été effectués aux ravisseurs.

Affaires mondiales Canada conseille aux Canadiens d’éviter tout voyage non essentiel en Haïti en raison d’une grave pénurie de carburant, du risque d’enlèvement et des troubles civils qui secouent le pays.

L’ambassade canadienne à Haïti demeure ouverte, mais Ottawa a décidé le mois dernier de retirer temporairement tous les membres des familles des employés canadiens qui y travaillent, ainsi que tous les employés canadiens non essentiels.

Les enlèvements à Haïti touchent non seulement des étrangers, mais aussi de nombreux Haïtiens réputés avoir les moyens de payer une rançon, et certains d'entre eux se terminent mal.

Un professeur d'université enlevé le même jour que les missionnaires nord-américains, Patrice Michel Derenoncourt, a par exemple été exécuté deux semaines plus tard.

Avec les informations de Agence France-Presse

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