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Une prochaine pandémie pourrait être pire, dit la créatrice du vaccin d’AstraZeneca

Un homme et une femme devant une Terre géante gonflable.

Deux personnes devant une planète Terre gonflable à Prague, en République tchèque, le 19 septembre 2020.

Photo : Reuters / David W Cerny

Agence France-Presse

Une prochaine pandémie risque d'être « pire », va prévenir lundi la scientifique britannique Sarah Gilbert, cocréatrice du vaccin d'AstraZeneca-Oxford contre la COVID-19, appelant à investir dans la recherche pour être mieux préparés à cette éventualité.

Ce ne sera pas la dernière fois qu'un virus menace nos vies et nos moyens de subsistance. La vérité est que le prochain pourrait être pire. Il pourrait être plus contagieux, ou plus mortel, ou les deux, doit avertir Sarah Gilbert selon des extraits d'un discours qui sera diffusé à la BBC lundi soir.

Cette allocution se déroule dans le cadre de la conférence Richard Dimbleby, qui fait intervenir chaque année des personnalités du monde des sciences, des arts ou des affaires.

Cette professeure de vaccinologie à l'Université d'Oxford, qui a contribué à créer un vaccin contre la COVID-19 désormais utilisé dans plus de 170 pays, va appeler à ne pas perdre faute de financement les progrès scientifiques réalisés dans la lutte contre le coronavirus.

Nous ne pouvons pas permettre une situation où, après avoir traversé tout ce que nous avons traversé, nous constatons que les énormes pertes économiques que nous avons subies signifient qu'il n'y a toujours pas de financement pour la préparation à une pandémie, doit-elle dire.

Mme Gilbert doit aussi s'exprimer au sujet du variant Omicron, contre lequel le Royaume-Uni a accéléré sa campagne de rappel vaccinal et réintroduit le port obligatoire du masque dans les transports et les magasins.

Elle va expliquer que ce variant comporte des mutations déjà connues pour augmenter la transmissibilité du virus et que les anticorps induits par les vaccins, ou par la contamination par d'autres variants, peuvent être moins efficaces pour prévenir l'infection par Omicron.

Jusqu'à ce que nous en sachions plus, nous devons être prudents et prendre des mesures pour ralentir la propagation de ce nouveau variant, doit-elle plaider.

Pour freiner la propagation de ce virus, le gouvernement britannique a annoncé le week-end dernier que les voyageurs se rendant au Royaume-Uni devront présenter un test négatif avant leur départ.

Ils doivent déjà faire un test PCR au plus tard deux jours après leur arrivée, et s'isoler jusqu'aux résultats.

Le Royaume-Uni, l'un des pays d'Europe les plus endeuillés avec plus de 145 500 morts depuis le début de la pandémie de la COVID-19, a annoncé avoir recensé dimanche 246 cas positifs au variant Omicron, contre 160 la veille.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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