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Des fermiers d’Abbotsford réclament plus de soutien pour se remettre des inondations

Satinder Sekhon, de la ferme de bleuets Khukhrana à  Abbotsford, en Colombie-Britannique

Satinder Sekhon gère la ferme de bleuets Khukhrana à Abbotsford. Selon lui, les fonds débloqués par le gouvernement sont insuffisants pour les fermiers, étant donné l'ampleur des dégâts des inondations.

Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

Radio-Canada

Des fermiers de la Colombie-Britannique dont les terres ont été recouvertes par plus d’un mètre d’eau s’inquiètent que des fonds de soutien offerts par le gouvernement provincial ne suffisent pas pour rebâtir leurs entreprises.

Satinder Sekhon gère la ferme de bleuets Khukhrana dans la prairie Sumas d’Abbotsford, qui a été submergée lors des inondations qui ont commencé à la mi-novembre, après des pluies torrentielles.

Tout le monde a la même douleur, déplore-t-il. Chaque membre de la famille est touché. Nous n’avons plus de maison, plus de vêtements, tout est parti en l’espace d’une seconde.

Un champs de bleuets inondé à Abbotsford, en Colombie-Britannique.

Un champ de bleuets inondé dans la prairie Sumas à Abbotsford, le 30 novembre.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms/CBC

Des fermiers comme M. Sekhon se sont rassemblés samedi dans un Gurdwara, un lieu de culte sikh, pour réclamer davantage d'aide de la province. Des politiciens de la vallée du Fraser sont venus les écouter et ont promis de l’assistance.

Les personnes touchées par les inondations peuvent demander de l’aide financière reliée aux désastres naturels (Nouvelle fenêtre), mais cette aide ne dépasse pas 300 000 $ pour des pertes non couvertes par les assurances.

Les habitants qui ont été obligés d’évacuer leurs maisons entre le 14 et 16 novembre peuvent également recevoir 2000 $ de la Croix-Rouge canadienne.

Des fermiers craignent cependant que cette aide soit insuffisante.

Des fermiers qui se rassemblent à Abbotsford, en Colombie-Britannique.

Des fermiers se rassemblent à Abbotsford pour discuter de comment se remettre des inondations majeures qui ont endommagé des centaines de fermes

Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

Par exemple, le fermier David Gill qui cultive des bleuets et dont les champs sont toujours sous l’eau dit que les inondations vont l’affecter pendant des années : Les bleuets ne poussent pas en un an, c’est une plante dont on doit prendre soin pendant plusieurs années avant de pouvoir en bénéficier.

J'ai perdu des millions de dollars d’équipement dans mes stations fruitières. L’équipement pour les bleuets est de la haute technologie numérique qui est sous l’eau depuis des semaines.

Nous avons besoin d’une garantie que ceci ne se reproduira pas, ajoute-t-il.

Le député provincial libéral pour Abbotsford South, Bruce Banman, demande à Victoria d’offrir plus de soutien. Peut-être que [les 300 000 $] les aideront à remplacer quelques affaires, mais c’est loin d’être assez, dit-il.

Le député provincial d'Abbotsford South, en Colombie-Britannique, Bruce Banman

Le député provincial d'Abbotsford South, Bruce Banman, a rencontré des fermiers à Abbotsford samedi. Il réclame davantage de soutien du gouvernement provincial pour les aider à se relever après les inondations.

Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

Le Conseil agricole de la Colombie-Britannique a estimé à la fin novembre que les dommages dans des endroits comme la prairie Sumas peuvent s’élever à plusieurs centaines de millions de dollars.

Certains fermiers pourraient recommencer leurs activités d’ici un mois, mais d’autres auront besoin de six mois ou un an avant de retrouver leurs activités habituelles, a expliqué le Conseil agricole.

D'autres plans d'aide envisagés

Selon le député néo-démocrate pour Surrey-Fleetwood, Jagrup Brar, la province entend communiquer d’autres plans d’aide pour les fermiers qui ont tout perdu, mais il n’a pas donné d’échéancier.

Nous sommes là pour les aider, pour faire qu’ils puissent à nouveau produire, mais en matière d’un programme spécifique, je ne sais pas combien de temps cela va prendre [...] Mais nous y travaillons, dit-il.

Des fermiers s’inquiètent que les solutions n’arrivent pas assez vite pour sauver la saison des bleuets de 2022.

Tout le monde, y compris les fermiers de bleuets et de légumes, s’inquiète pour l’année prochaine, dit Satinder Sekhon.

Les fermiers se réjouissent, toutefois, des différents soutiens qu’ils ont eus jusqu’à présent, aussi bien de leurs familles, que de leurs communautés.

Les Canadiens viennent en aide aux Canadiens, affirme David Gill. Lorsqu’un désastre naturel survient, on est heureux de savoir que nous habitons un pays formidable. Nous sommes des fermiers de bleuets de troisième génération, et nous n’avons aucun doute : nous continuerons d’être fermiers, après tout ça.

Avec les informations de Jessica Cheung et de Charlotte Dumoulin

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