•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les détenus font l’objet d’une hausse de troubles mentaux et de dépendances

Un couloir de prison.

Les trois quarts des personnes incarcérées dans les prisons souffrent d’un problème de santé mentale ou de dépendance.

Photo : Unsplash / Matthew Ansley

Radio-Canada

La population carcérale fait l’objet d’une hausse de troubles mentaux et d’abus d’alcool ou d’autres drogues en Colombie-Britannique, selon une étude de l’Université Simon Fraser.

Les chercheurs qui ont publié leurs conclusions dans la revue Psychiatric Services (Nouvelle fenêtre) (en anglais) estiment que 32 % des personnes incarcérées en 2017 souffraient de troubles de santé mentale et d’abus de l'alcool ou d’autres drogues alors qu’ils n’étaient que 15 % dans ces cas en 2009.

Pendant ces années, il y a eu une hausse d’emplois précaires et d'itinérance ainsi que des drogues plus toxiques , explique la chercheuse et co-auteure de l’étude, Amanda Butler.

L’étude souligne que les trois quarts des personnes incarcérées dans les prisons souffrent d’un problème de santé mentale ou d’une dépendance. L’usage de méthamphétamine en cristaux a par exemple augmenté de 6 % à 29 % entre 2009 et 2017.

Les données proviennent des Services correctionnels de la Colombie-Britannique qui examinent l’état de santé des prisonniers avant qu’ils ne soient placés derrière les barreaux.

Les chercheurs n’ont pas examiné de données après octobre 2017, car ce mois-là, l’examen de santé des prisonniers est tombé sous la responsabilité des autorités sanitaires provinciales et non plus des Services correctionnels.

Il est important de noter que la moyenne de notre échantillon n’était que de 12 jours, dit Mme Butler. Plus de la moitié des gens qui se retrouvent dans une prison provinciale y reste moins d’une semaine et la grande majorité moins d’un mois.

La chercheuse espère que le suivi de l’état de santé des personnes incarcérées s’est amélioré depuis 2017. Elle espère aussi que les services communautaires dans les domaines de la santé mentale et des dépendances seront renforcés, car l’assurance maladie publique ne les couvre pas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !