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Élan de solidarité à Val-des-Monts à la suite d’un grave incendie

Une pancarte sur laquelle est écrite la mention « Merci pour vos dons! ».

Dimanche après-midi, le studio avait déjà collecté des vêtements, des cadeaux et des livres.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Radio-Canada

Au lendemain d’un incendie qui a ravagé un jumelé à Val-des-Monts, la communauté s’est mobilisée pour venir en aide à ces deux familles, de deux et de quatre enfants, qui ont tout perdu.

Un des sinistrés, Maxime Vézina, n’était pas à la maison samedi lorsque le feu, d'origine accidentelle, s'est déclaré.

On était en tournoi de hockey à Joliette. On a arrêté à Laval manger, et c’est là que j’ai reçu un appel de mon voisin pour me dire que le feu était pris derrière la maison.

Les pompiers l’ont constaté samedi soir : le feu s’est propagé très rapidement. Ce voisin, Yan Ouellette, a fait le même constat. J’ai vu que la toiture était en feu. C'était juste à l'heure du souper. Ç'a brûlé au complet en dedans d'une vingtaine de minutes.

Maxime Véniza en entrevue.

Un des sinistrés, Maxime Vézina, n’était pas à la maison samedi lorsque le feu, d'origine accidentelle, s'est déclaré.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Par chance, personne n’a été blessé, mais les meubles, les vêtements et les souvenirs ne sont plus. Tout cela trois semaines avant de célébrer Noël.

Les enfants ne comprennent toujours pas ce qui se passe. Là, qu’est-ce qu’on va faire? On n’a plus de sapin, plus de cadeaux de Noël. Comment on va fêter? s’est questionné Maxime Vézina.

« Je leur explique que le père Noël est partout quand même, donc on n'a pas à s'en faire pour ça. Il va trouver une solution pour les enfants. »

— Une citation de  Maxime Vézina, sinistré

Le temps de trouver les réponses à ces questions, les familles ont trouvé refuge. M. Vézina et sa garde rapprochée sont chez son beau-père, Michel Gougeon : La maison est pleine, mais ce n’est pas important, a dit celui-ci, très sensible au malheur qui accable ses proches.

Ils peuvent rester aussi longtemps qu’ils le veulent.

M. Gougeon est extrêmement soulagé que personne n’ait perdu la vie. Des biens matériels, ça se remplace, au moins, a-t-il relativisé, conscient du fait que certains souvenirs ne pourront jamais être remplacés.

Yan Ouellette a lui aussi ouvert les portes de sa maison aux sinistrés : Quand ils sont sortis nu-pieds, je leur ai dit : ‘‘OK, j'habite là, vous êtes les bienvenus, allez là.’’

L'état des lieux au lendemain d'un grave incendie.

Par chance, personne n’a été blessé, mais les meubles, les vêtements et les souvenirs ne sont plus.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

De l’aide d’une communauté tissée serré

Les pires tragédies peuvent parfois faire ressortir le meilleur de l’être humain, et c’est ce qu’on a vu à Val-des-Monts dimanche.

J’ai ouvert les portes de mon garage pour que les gens puissent venir déposer des choses, tant pour les enfants que pour les parents. [À l’approche de Noël], je ne voulais pas laisser les enfants sans cadeaux, a fait savoir Gabrielle Parent, une voisine.

Dimanche après-midi, elle avait déjà collecté des vêtements, des cadeaux et des livres.

Un groupe de citoyens se réunit sur les lieux où un grave incendie a fait rage la veille.

« Les enfants ne comprennent toujours pas ce qui se passe », a dit Maxime Vézina, sinistré.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

La provenance de l’entraide a déjà dépassé les limites du quartier. Au Studio DV Danse, la directrice et propriétaire Dominique Voyer récolte des dons et de l’argent pour ces deux familles puisque des enfants des sinistrés fréquentent son école de danse.

Il y a des gens de Saint-Pierre-de-Wakefield et de la grande communauté de Val-des-Monts qui ramassent des dons pour les familles. C’est vraiment un village tissé serré.

Dominique Voyer en entrevue.

La directrice et propriétaire du Studio DV Danse, Dominique Voyer

Photo : Radio-Canada

Pour les deux familles qui ont tout perdu, il faudra des mois avant de retrouver une certaine normalité. En attendant, elles peuvent compter sur l’aide de toute une communauté.

Avec les informations de Catherine Morasse

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