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Un couple du Manitoba se sent « criminalisé » après son retour d’Afrique du Sud

M. et Mme Skead debout derrière des fleurs.

Lennard et Charlotte Skead étaient en Afrique du Sud lorsque l'Organisation mondiale de la santé a publié de l'information sur le variant préoccupant Omicron.

Photo : Lennard Skead

Radio-Canada

Alors que le variant Omicron du coronavirus se propage dans le monde, un couple de voyageurs manitobains affirme qu’il se sent « criminalisé » après l’entrée en vigueur d’interdictions de voyager visant dix pays africains.

Un jour après le départ pour l’Afrique du Sud de Lennard et Charlotte Skead, l’Organisation mondiale de la santé a publié de l’information sur un nouveau variant préoccupant baptisé B.1.1.529, ou Omicron, qui avait été découvert dans ce pays.

Les Skead étaient retournés dans leur pays natal pour obtenir des soins médicaux. Ils ont tenté à plusieurs reprises de trouver une compagnie aérienne pour les ramener au Canada.

Nous étions extrêmement frustrés de ne pas réussir à trouver beaucoup de [billets d’avion] parce que, bien sûr, il y avait des centaines de canadiens là-bas qui voulaient rentrer. Les appels prenaient des heures d’attente, c’était le chaos total, affirme Lennard Skead.

Pendant leur voyage pour revenir au Canada, ils ont dû prendre six tests de dépistage de la COVID-19, avant de pouvoir rentrer au pays. M. Skead dit qu’il est tout simplement content d’être de retour chez lui.

Nous avons juste eu de la chance, lance-t-il, bien qu’ils ont dépensé près de 23 500 $ en vols, en tests de dépistage et en chambres d’hôtel. Les Skead ont aussi perdu leurs valises pendant leur périple.

Lennard Skead est en quarantaine depuis trois jours, et il croit que les voyageurs comme lui et sa femme sont traités de manière indigne. Il aurait aimé qu’il y ait un sursis pour les voyageurs qui étaient déjà à l’étranger lorsque les restrictions ont été annoncées.

L’expérience, de notre atterrissage à [l’aéroport] Toronto Pearson jusqu’à l’hôtel, nous a fait sentir [comme si nous étions] criminalisés, affirme-t-il.

Ça nous a fait sentir comme si nous n’étions pas le bienvenu dans notre propre pays et que nous portions une sorte de maladie terrible qui causera la fin du monde, malgré nos six tests de COVID-19 négatifs.

Santé Canada a annoncé le 26 novembre que les étrangers qui avaient voyagé dans sept pays, dont l’Afrique du Sud, au cours de 14 derniers jours ne pourraient pas entrer au Canada, afin de ralentir la progression du variant Omicron au Canada.

Les citoyens canadiens et les résidents permanents peuvent rentrer au pays, mais ils doivent suivre la quarantaine et obtenir un test de dépistage de la COVID-19.

Quatre jours plus tard, trois autres pays ont été ajoutés à la liste de pays visés par l’interdiction de voyager.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a indiqué vendredi lors d’une conférence de presse que le Canada avait des mesures strictes à ses frontières pendant la pandémie afin de protéger la santé des Canadiens.

Je crois, et c’est ce que nous avons entendu des représentants de la santé publique, que ce que nous avons annoncé la semaine dernière […] est actuellement le meilleur ensemble de mesures, a-t-il déclaré.

Le ministre Duclos a ajouté que les voyageurs en provenance de ces dix pays devraient s’attendre à subir un test de dépistage de la COVID-19 lorsqu’ils arrivent au Canada, et être prêts à s’isoler.

Ça prendra quelques jours avant que nous soyons capables de faire subir un test à tous les voyageurs ciblés, mais nous augmentons notre capacité rapidement et de plus en plus de voyageurs subissent un test tous les jours, a poursuivi le ministre.

Avec les informations de Sheila North

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