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Une formation en stérilisation des équipements médicaux très courue

Des mains gantées manipulent des instruments en métal sur une  surface couverte d'un linge.

Les diplômés du programme de formation du CCNB en stérilisation d'équipements médicaux sont embauchés avant de finir leur cours.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une formation offerte en ligne depuis peu au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) prépare du personnel à une tâche méconnue, mais combien importante dans les hôpitaux : la stérilisation des équipements.

Ce nouveau programme d'études du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick réussit à placer facilement ses diplômés.

La formation technique au retraitement des dispositifs médicaux est d'une durée pouvant aller jusqu'à 36 semaines.

Une femme portant des lunettes est assise dans une cuisine.

Aline Poirier enseigne les techniques de stérilisation des équipements médicaux au CCNB.

Photo : Radio-Canada

Le retraitement, c'est toutes les étapes pour arriver à la stérilisation, explique Aline Poirier, enseignante au sein du programme.

Ça comprend beaucoup d'étapes. Tu commences par le nettoyage, la désinfection, l'emballage, puis là, tu vas le mettre dans les processus de stérilisation. Puis même à la fin [il y a] l'entreposage, énumère-t-elle.

Des mains tiennent un outil médical en métal.

Les employés qui travaillent à la stérilisation des équipements médicaux dans les hôpitaux au Nouveau-Brunswick doivent détenir une certification nationale.

Photo : Radio-Canada

Des critères qui se sont resserrés

Avec le resserrement des normes dans ce domaine, les hôpitaux de la province doivent maintenant employer du personnel ayant reçu une certification nationale.

« Il n'y avait pas de formation. La seule formation qu'on recevait, c'était sur place. »

— Une citation de  Aline Poirier

Il y a beaucoup d'emplois présentement, parce qu'il y a une pénurie d'employés [avec] les nouvelles normes, note Aline Poirier.

Le nouveau programme offert par le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick tombe donc à point.

Recrutées avant la fin de la formation

L'emploi ne manque effectivement pas dans ce domaine, comme en témoignent deux étudiantes d'Edmundston.

Ils m'ont engagée avant que je finisse mon cours même. [...] Il me restait un module à faire, puis j'ai été engagée à l'hôpital, souligne Dianne Morneault.

« Je faisais les deux en même temps, parce qu'il manque beaucoup de monde à l'hôpital. »

— Une citation de  Dianne Morneault

Même son de cloche de la part de Julie D'Astous Bossé.

J'avais déjà mon emploi, même si je n'avais pas fini mon cours. C'est comme encourageant!, s'exclame-t-elle en riant.

Une jeune femme portant des lunettes affiche un large sourire pendant une entrevue par visioconférence.

Julie D'Astous Bossé se réjouit d'avoir décroché un emploi avant la fin de ses études.

Photo : Radio-Canada

Julie D'Astous Bossé et Dianne Morneault sont bien heureuses de pratiquer leur tout nouveau métier.

Julie D'Astous Bossé estime avoir trouvé chaussure à son pied. J'ai [toujours] voulu travailler en santé, mais je n'étais pas [prête] à aller suivre un cours de 4 ou 5 ans. Ça, c'était juste parfait.

Dianne Morneault se sent utile. Même si [ce sont] les docteurs qui opèrent, puis que c'est vraiment eux autres les "rois" de l'hôpital parce que [ce sont] des docteurs, moi je trouve que c'est nous autres le cœur, parce qu'on est "central", estime-t-elle.

Une jeune femme en entrevue par visioconférence.

Dianne Morneault a commencé à travailler alors qu'elle terminait son cours.

Photo : Radio-Canada

Une compétence recherchée

La stérilisation, c'est très, très important, parce que si tu retrouves des microbes ou peu importe ce qu'ils retrouveraient, puis qu'il y a [quelque chose] qui n'irait pas bien, c'est le patient qui en souffre, souligne Dianne Morneault.

Toute la formation est offerte en ligne, autant en français qu'en anglais, puis [les étudiants] ont toutes sortes d'exercices qu'ils peuvent faire aussi, ajoute Aline Poirier.

« Ç'a toujours été important, mais c'est un métier qui est très méconnu de la population, parce que c'est rare qu'on entende parler de ce service-là. »

— Une citation de  Aline Poirier

D'après un reportage de Serge Bouchard

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