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Attirer des citoyens d’outre-mer, oui... mais comment?

La pénurie de logements vécue au Bas-Saint-Laurent complexifie le recrutement d'étudiants et de travailleurs venus de l'étranger.

Rimouski en hiver

Les plus récentes données démontrent que le taux d'inoccupation est de 0,9%, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Attirer des citoyens venus de l'étranger au Bas-Saint-Laurent, qu'ils soient étudiants ou travailleurs, représente une partie de la solution pour endiguer la rareté de main-d'œuvre. Toutefois, dans un contexte où les logis disponibles se font rares dans la région, l'initiative représente tout un casse-tête.

Parlez-en au Centre de formation professionnelle de Rimouski-Neigette (CFRN), qui souhaite accueillir une trentaine de jeunes venant de l'île de la Réunion pour la session d'automne 2022.

Le projet vise à lutter contre la rareté de main-d’œuvre dans des domaines comme la soudure, la mécanique agricole ou encore les soins infirmiers de base, mais aussi à contrer la baisse des inscriptions dans ces domaines, boudés par les jeunes d'ici.

Le Bas-Saint-Laurent a une longue tradition d'accueil à l'égard des jeunes de l'île de la Réunion, mais cet accueil se fait généralement dans les cégeps. Le Centre de formation professionnelle de Rimouski-Neigette souhaite ainsi s'inspirer de l'expérience des milieux collégiaux pour garnir sa banque d'étudiants.

Matane a presque 40 % de ses élèves qui proviennent de l'international. Donc, ça fonctionne et ça permet à des établissements scolaires en région de survivre pour certains programmes, affirme Jean-Pierre Perouma, agent de développement au Centre de formation professionnelle de Rimouski-Neigette.

Jean-Pierre Perouma

Jean-Pierre Perouma est l'agent de développement du Centre de formation professionnelle de Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La directrice adjoint du Centre de formation professionnelle, Geneviève DeRoy, abonde. On sait qu'il y a rareté de main-d'œuvre en région et partout au Québec, mais on a aussi une pénurie au niveau des inscriptions dans certains programmes en formation professionnelle. On se disait que ça pouvait être une belle solution, plaide-t-elle.

Sauf que...

Une belle solution mais qui présente des défis aussi terre-à-terre que le manque de logements à Rimouski, sans compter l'effort d'intégration nécessaire.

Élément capital; ces jeunes parlent français. Toutefois, ils vivent sous un climat tropical et très loin d'ici, sur un territoire français insulaire, situé à l'Est du continent africain.

« Ce n'est pas seulement de les accueillir dans notre centre. Il y aura une formation avant même que ces gens-là arrivent, soit une formation d'environ 300 heures pour les préparer au choc culturel. »

— Une citation de  Geneviève DeRoy, directrice adjointe du CFRN
La façade du CFRN

Le CFRN souhaite recruter environ 30 étudiants réunionais.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Autre élément à noter: le marché du travail québécois représente des opportunités que les jeunes Réunionnais n'ont pas à la maison, soit une rareté de travailleurs et un défi démographique important, notamment avec le vieillissement de la population.

Notre objectif, c'est de les attirer et de les retenir, tranche M. Perouma. L'excellence de notre accueil, notamment en les préparant au choc culturel, [va être déterminant].

Le recrutement est déjà en cours et, déjà, certains Réunionnais se sont engagés à déménager au Bas-Saint-Laurent.

D'après le reportage de Denis Leduc

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