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Les défis de l’application mobile destinée à réduire les surdoses

Une ambulance et deux professionnels de santé dans une rue d'Edmonton en mars 2020.

Une ambulance et deux professionnels de santé dans une rue d'Edmonton en mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

La Presse canadienne

L'Alberta propose une application mobile destinée aux consommateurs de drogue à usage récréatif afin que ceux-ci puissent rapidement obtenir de l'aide en cas de surdose, mais selon une experte en santé publique, le succès d'un tel outil passe par la confiance des utilisateurs.

Pour Elaine Hyshka, professeure associée de l'école de santé publique de l'Université de l'Alberta, la peur d'être ciblées par les forces de l'ordre pourrait décourager certaines personnes de télécharger l'application.

La crainte d'une possible violation de leur vie privée ou encore de voir les policiers débarquer s'ils activent l'application, risque de rebuter de nombreux consommateurs, craint cette experte.

L’application Digital Overdose Response System (DORS), que l'on peut traduire par système numérique d'intervention en cas de surdose fonctionne déjà à Calgary et Edmonton ainsi que dans les communautés environnantes.

L'outil dispose d'une minuterie. Si l'usager qui vient de consommer sa dose de drogue ne réagit pas à temps, selon le délai prévu par l'application, les services ambulanciers sont alertés et dirigés vers le lieu où se trouve son téléphone mobile.

Cependant, Elaine Hyshka estime que la province a du travail à faire pour gagner la confiance des consommateurs.

« Ce qu'on a vu dans d'autres juridictions qui utilisent ce genre d'application depuis longtemps, comme en Colombie-Britannique, c'est qu'elles sont utiles pour certaines personnes, mais qu'elles ne sont pas largement répandues. Il n'y a pas d'utilisation généralisée. »

— Une citation de  Elaine Hyshka, Université de l'Alberta

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, qui a fait l'objet de nombreuses critiques parce que son gouvernement a fermé des centres d'injection supervisée, a déclaré samedi dans un centre de réhabilitation de Calgary que de nombreuses victimes de surdoses d'opioïdes vivent dans les banlieues, loin des centres d'injection supervisés.

Jason Kenney souligne qu'avec l'application Système numérique d'intervention en cas de surdose ces personnes peuvent bénéficier de l'aide dont elles ont besoin dans le cas où elles perdent conscience après avoir consommé des drogues.

De nombreux téléchargements

Selon Eric Engler, porte-parole du ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Mike Ellis, l'application a déjà été téléchargée 650 fois et plus de 230 utilisateurs se sont enregistrés.

L'application Système numérique d'intervention en cas de surdose fonctionne comme prévu et fournit de l'aide aux personnes qui en ont besoin, a souligné M. Engler en assurant que le service est « confidentiel et anonyme ».

En novembre, l'Alberta a enregistré une moyenne quotidienne de quatre décès attribuables à des surdoses.

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