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Rassemblement à la veille du démantèlement du campement sous le pont Joffre

Un groupe de citoyens parmi les tentes.

Des citoyens sont rassemblés au campement sous le pont Joffre à Sherbrooke dimanche.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

Une quinzaine de citoyens se sont rassemblés dimanche à Sherbrooke sous le pont Joffre, où des personnes en situation d'itinérance ont établi un campement de fortune.

La Ville a donné jusqu'à lundi aux personnes en situation d'itinérance pour quitter les lieux. Déjà, certaines d'entre elles sont parties pendant la semaine.

C'est en raison du temps froid et des risques d'incendie que la Ville, en concertation avec des organismes communautaires, a décidé de procéder au démantèlement du campement.

On est dans une approche humaine, on est face à des personnes qui ont des situations sociales complexes. On a voulu mettre une date limite pour dire que c'est terminé. On ne peut pas s'installer comme ça puis vivre à l'extérieur, parce qu'il y a des dangers, affirme la mairesse Évelyne Beaudin.

Elle assure qu'il n'y aura pas d'arrestation lors du démantèlement lundi.

Aide réclamée sur le terrain

L'organisateur et bénévole Myshell-Alexandre Chartier se demande néanmoins ce qu'il adviendra de ceux qui n'ont pas encore trouvé de toit ou qui n'ont pas été pris en charge par des organismes. Il déplore le manque d'aide offerte sur le terrain.

On n'a pas vu personne venir en aide aux campeurs. On voit de temps en temps des travailleurs de rue et de IRIS Estrie, mais je n'ai pas vu personne d'autre, déplore-t-il.

Gabriel Pallotta, chargé de projet à la Table d'itinérance de Sherbrooke, affirme toutefois que le travail de terrain n'est pas toujours visible. Il y a beaucoup d'intervenants qui vont se mêler au groupe et on ne les remarquera pas nécessairement. Depuis que je suis arrivé, il y a une heure, j'en ai déjà vu deux, explique-t-il.

Il assure que les intervenants seront aussi sur place lundi pour ne laisser personne derrière. L'idée, ça va être de perdre le moins de gens possible. Dès qu'on voit qu'il y en a qui quittent sans nous parler, des intervenants vont prendre leur nom en note, puis essayer de les suivre un peu plus tard, illustre-t-il.

Pour un meilleur filet social

La députée de Québec solidaire à Sherbrooke, Christine Labrie, a visité le campement samedi et conclut qu'il illustre l'importance de créer un meilleur filet social.

« J'ai vu des gens qui n'ont pas d'endroit où aller et qui ne demandent que ça d'avoir un logement abordable, parce qu'ils n'arrivent pas à trouver un logement avec le chèque d'aide sociale qu'ils reçoivent en ce moment. »

— Une citation de  Christine Labrie, députée de Sherbrooke

Bien qu'elle partage les préoccupations de la Ville et des organismes quant à la sécurité des lieux, elle estime que le démantèlement du campement, ça ne va pas régler tous les enjeux de sécurités pour les personnes qui doivent passer la nuit dans la rue.

Elle rappelle d'ailleurs que la présence de campements illégaux le long de la rivière Saint-François n'est pas nouvelle à Sherbrooke. Le fait qu'ils se rassemblent tous au même endroit, ça met le problème plus en évidence qu'auparavant et il y a un peu plus de gens qui se retrouvent dans cette situation-là en raison de la crise du logement et de l'augmentation du coût de la vie, explique la députée.

Avec les informations de Fanny Geoffrion

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