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Une publicité de Québec sur les salaires dans les CPE suscite de la grogne

Une salle de jeu dans un centre de la petite enfance.

La CSQ, la CSN et la FTQ doivent présenter une déclaration commune dimanche matin (archives).

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

De nombreux parents et éducatrices en centres de la petite enfance (CPE) s'expliquent mal une publicité de Québec qui leur demande de régler le conflit de travail en cours.

La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur l'expression 30 $/h, soit le salaire que le gouvernement Legault dit avoir offert aux éducatrices.

On s'occupe de gens qui s'occupent de nos enfants, peut-on lire dans la publicité. C'est pourquoi un salaire pouvant dépasser 30 $ de l'heure pour les éducatrices qualifiées leur a été offert, ce qui représente un salaire annuel pouvant dépasser 64 000 $.

Ce sont les Québécoises et les Québécois qui paient leurs augmentations de salaire avec leurs taxes et leurs impôts, peut-on aussi lire.

La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur le terme 30$/h, soit le salaire que le gouvernement du Québec dit avoir offert aux éducatrices.

La publicité, diffusée dans certains quotidiens, met en valeur l'expression 30$/h, soit le salaire que le gouvernement du Québec dit avoir offert aux éducatrices.

Photo : Crédit : Ma place au travail

Grogne

Ces déclarations n'ont pas tardé à susciter la grogne chez des centaines de parents et d'éducatrices.

Une publication du groupe Facebook Ma place au travail a provoqué de nombreux commentaires et plus de 2000 partages.

Non seulement on est en colère, mais on trouve ça complètement dégueulasse, écrit le groupe.

Est-ce que c'est comme ça qu'ils pensent valoriser les métiers de la petite enfance? En les humiliant sur la place publique comme si elles étaient ridicules de demander des conditions à la hauteur de leurs professions?

Contrairement à ce que le gouvernement indique dans la publicité, le groupe estime que pour obtenir ce fameux 30 $ de l'heure [dans quelques années], les éducatrices doivent être au douzième et dernier échelon.

La publicité a également été partagée par la députée solidaire de Taschereau Catherine Dorion. Manipulation du monde avec l’argent de nos taxes, écrit-elle.

De son côté, la présidente du Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, critique le gouvernement pour ce message qui ne dit pas tout.

On voudrait qu'il investisse dans les Centre de la petite enfance plutôt que dans les publicités qui ne donnent pas toute l'information, a affirmé Sylvie Nelson.

Le premier ministre doit agir

La Centrale des syndicats du Québec, la  CSN et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec ont présenté une déclaration commune dimanche matin. Les trois organisations demandent au premier ministre François Legault d'intervenir.

Jusqu'à 11 000 employés de la Confédération des syndicats nationaux sont en grève générale depuis mercredi matin. Les Centre de la petite enfance affiliés à la Centrale des syndicats du Québec doivent être en grève illimitée à partir du 9 décembre.

Le gouvernement demande depuis plusieurs jours aux syndicats de régler le conflit de travail.

Vendredi, la ministre Sonia LeBel a affirmé avoir répondu aux objectifs et aux priorités des syndicats en ayant bonifié son offre.

Sonia LeBel a indiqué qu’il n’y avait aucune raison valable pour que le gouvernement et les syndicats de travailleuses de Centre de la petite enfance ne puissent arriver à s’entendre.

Pour ce qui est de l'éventualité d'une loi spéciale pour mettre fin à la grève, la ministre LeBel l'a encore une fois écartée, car elle préfère en venir à une entente avec les organisations syndicales.

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