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L’impact de la taxe carbone en milieu agricole dans la mire d’une étude albertaine

Une machinerie lourde utilisée en agriculture circule à travers un champ. Le véhicule, photographié de face, semble se diriger vers nous.

Les fermiers paient une partie ou aucune taxe carbone pour l'essence ou le diesel, mais peuvent payer le plein prix pour leurs émissions de propane et de gaz naturel lorsqu'ils font sécher leurs grains.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Redonner aux fermiers une partie de l’argent tiré de la taxe carbone est un des meilleurs moyens d’assurer la transition énergétique de ce secteur, estime une nouvelle étude de l’Université de Calgary qui se penche sur les impacts de cette taxe dans le milieu agricole.

Selon Sarah Dobson, chercheuse de Centre Simpson en innovation agricole et alimentaire et autrice de l’étude  (Nouvelle fenêtre)(en anglais), une telle approche permettrait de maintenir des incitatifs d’investissement écoénergétiques. Néanmoins, cette remise ne peut fonctionner qu’à deux conditions, dit-elle. Son montant doit être indépendant de la consommation de carburant et des émissions des fermiers.

Dans le milieu agricole, l'essence et le diesel sont exonérés partiellement ou complètement de la taxe carbone, contrairement au propane ou au gaz naturel, indique Mme Dobson : C’est quelque chose d’assez unique à l’agriculture.

Pourtant, le propane et le gaz naturel servent à réchauffer les installations sur les fermes et sécher les grain et les oléagineux.

La tarification moyenne en tarification carbone de cette procédure revient à 210 $ par ferme en Alberta et 774 $ par ferme en Saskatchewan, selon les estimations d’un rapport d‘Agriculture et Agroalimentaire Canada (Nouvelle fenêtre). En comparaison, des agriculteurs individuels ont déclaré des coûts de taxe sur le carbone allant jusqu'à 10 000 $.

Exonorer ou rembourser?

Le député conservateur ontarien à la Chambre des communes, Philip Lawrence, travaille depuis plus d’un an sur son projet de loi C-206 pour exempter le propane et le gaz naturel de la taxe carbone. (Nouvelle fenêtre)

Il affirme avoir discuté avec plusieurs fermiers de sa circonscription en Ontario à ce sujet, et selon lui, la plupart préfèrent garder leur argent et l’investir dans leurs fermes pour qu’elle soit plus durable.

Une stratégie qui ne correspond pas à celles des libéraux, qui préfèrent utiliser des remises directes de la taxe carbone pour les fermiers. L’objectif de la tarification carbone, c’est de favoriser l’émergence d’énergie à faible ou zéro émission, insiste le ministre de l’Environnement du Canada, Steven Guilbeault.

Alors d’essayer de revenir en arrière, de créer des exemptions pour un secteur ou un autre, va à l’encontre de l’effort canadien et mondial de lutte aux changements climatiques, ajoute-t-il.

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