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La sculpture de bois Woodie-Mhitik fait son entrée au Musée de Saint-Boniface

La sculpture, qui provient d’un orme, est incrustée sur une planche de pin dans un des murs du Musée de Saint-Boniface. Elle pèse environ 132 livres (60 kilogrammes).

La sculpture de bois Woodie-Mhitik fait son entrée au Musée de Saint-Boniface, après avoir siégé pendant plus de 15 ans à l'intérieur de la forêt du Bois-des-esprits dans le quartier Royalwood à Winnipeg.

« Nous nous sommes rassemblés ce matin pour célébrer l’arrivée d’un personnage bien particulier. Pendant 17 ans, Woodie-Mhitik a accueilli des milliers de visiteurs au Bois-des-esprits », affirme le président de l’organisme Sauvons notre Seine (SOS) Denis Gautron devant une vingtaine de personnes rassemblées samedi au Musée de Saint-Boniface. 

Trouver un souffle à la statue

En août dernier, la sculpture est tombée. Elle commençait depuis plusieurs mois à se détériorer. C’était une question de temps, souligne l’ancien membre de l’organisme Sauvons notre Seine, Marcel Ritchot. Celui-ci surveillait de près l’état de la sculpture. Elle avait l’air particulièrement pitoyable, dit-il.

Marcel Ritchot est debout devant la sculpture de bois.

Marcel Ritchot adore travailler le bois depuis plusieurs années, une passion qu’il partage avec des membres de sa famille.

Photo : CBC / Justin Fraser

Avec l’aide de mon épouse, on est allé la chercher en brouette. Et on a amené les pièces chez nous, dans mon atelier, mon garage.

M. Ritchot a pris l’initiative de recoller les deux grosses pièces de l’orme.

« Il a fallu enlever le bois qui était mort, bâtir une structure pour tenir les pièces ensemble, et, ensuite, il a fallu attacher tout ça en arrière pour ne pas que ça paraisse. »

— Une citation de  Marcel Ritchot, initiateur du projet de reconstruction de la statue Woodie-Mhitik

L’initiateur du projet a contacté le Musée de Saint-Boniface, qui a accueilli l’idée les bras ouverts.

Cindy Desrochers est debout devant la sculpture de bois. Elle porte un masque.

Cindy Desrochers occupe le poste de directrice du Musée de Saint-Boniface depuis le mois d’octobre 2021.

Photo : CBC / Justin Fraser

« Juste l’esprit et l’énergie que Woodie-Mhitik apporte sont incroyables [...] On est en train de prendre quelque chose qui est tellement attaché à la communauté. »

— Une citation de  Cindy Desrochers, directrice du Musée de Saint-Boniface

Une vie pleine d'embûches

En 2004, l’arbre de 23 mètres (75 pieds) ayant servi à tailler la sculpture a été attaqué par la maladie hollandaise de l’orme et a dû être coupé.

Les trois hommes sont debout devant la sculpture de bois.

Les deux sculpteurs, Walter Mirosh et Robert Leclair, suivis d’un ancien membre de l’organisme Sauvons notre Seine (SOS), Marcel Ritchot.

Photo : CBC / Justin Fraser

Alors, les deux sculpteurs Walter Mirosh et Robert Leclair ont taillé le bois pour créer un personnage.

Les sculptures que je sculpte, il y a un esprit dans ce bois-là, explique Robert Leclair.

En 2006, lors d’une cérémonie, les sculpteurs, l’organisme Sauvons notre Seine et des membres de la communauté autochtone de Winnipeg ont nommé l’esprit des bois Woody, ce qui correspond en Ojibway à Mhitik, indique la fiche explicative près de la sculpture.

Woodie-Mhitik était le gardien, le protecteur de la forêt, chuchote Robert Leclair.

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