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Des citoyens demandent au maire Marchand de s’attaquer à la brutalité policière

Des manifestants avec des pancartes devant le parlement

La marche de samedi était organisée en soutien à Pacifique Niyokwizera

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Une centaine de manifestants demandent au maire Bruno Marchand de s'attaquer à ce qu'ils considèrent être de la brutalité policière à Québec et, plus largement, au profilage ethnique.

Les manifestants ont marché du parlement jusqu'à l'hôtel de ville.

Voulez-vous la fin du profilage racial à Québec? a scandé Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, l'un des instigateurs de la marche. Que le maire de Québec entende ça, a-t-il lancé aux gens présents après une réponse favorable.

En tant que mère, j'ai toujours peur que mes enfants sortent la nuit, a déclaré Julia Zaldoa, une résidente de Québec qui a participé à la marche.

J'ai peur du profilage racial, du regard que la police a sur eux. Mes enfants sont arrivés très tôt ici, mais dès que la police voit la couleur de leur peau [...], j'ai peur, témoigne-t-elle.

Les manifestants ont marché du parlement jusqu'à l'hôtel de ville.

Les manifestants ont marché du parlement jusqu'à l'hôtel de ville.

Photo : Radio-Canada

Une série de vidéos

Au total, quatre vidéos de quatre interventions distinctes impliquant l'escouade GRIPP du Service de police de la Ville de Québec ont été médiatisées au cours des derniers jours. Quatre enquêtes ont maintenant été confirmées en lien avec ces événements.

Trois captures d'écran d'une quatrième vidéo montrant une intervention musclée du SPVQ.

Trois captures d'écran d'une quatrième vidéo montrant une intervention musclée du SPVQ.

Photo : Gracieuseté

Ce n’est pas une question de couleur de peau. Je pense que cette semaine, on a vu qu'à la fois les personnes blanches et les personnes noires peuvent être victimes de brutalité policière. Il faut s'unir, répond Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.

Nous ne sommes pas en train de diaboliser les policiers. Nous les respectons, mais il y a des manières de faire qui discriminent ou qui brutalisent. Nous voulons qu'on revoie ces manières, tout simplement, croit l'organisateur.

Données

Le coordonnateur de la section Québec de la Ligue des droits et libertés du Québec, Maxim Fortin, réitère le besoin pour le Service de police de la Ville de Québec de recueillir de meilleures données sur les arrestations.

À partir du moment où on collecterait des statistiques sur l'ethnicité des personnes interpellées, on pourrait reproduire des données statistiques si les personnes racisées étaient plus souvent interpellées, pense-t-il.

Le Service de police de la Ville de Montréal selon lui, a déjà collecté ces données. La Ville de Québec doit commencer à produire des statistiques, suggère M. Fortin.

Le Service de police de la Ville de Québec veut aller au fond des choses

Sans condamner ni défendre les gestes posés par les policiers dans la nuit de vendredi à samedi il y a huit jours, le chef du Service de police de Québec Denis Turcotte affirme que les deux jeunes Noirs interpellés sur la Grande Allée, dont Pacifique Niyokwizera, ont résisté à leur arrestation.

Depuis ces événements, trois autres vidéos ont refait surface et feront aussi l’objet d’une enquête interne du service de police de la ville de Québec. Au moins un des policiers suspendus était présent à trois des quatre événements controversés.

Plan rapproché de Bruno Marchand et de Denis Turcotte à l'extérieur lors d'un point de presse.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, et le chef de police, Denis Turcotte

Photo : Radio-Canada

Dans chaque cas, les images soulèvent des questions sur l’usage raisonnable de la force par les policiers. Le chef Turcotte admet qu’à première vue les agissements des policiers sont préoccupants. Il rappelle toutefois que, dans le cadre de leur travail, il leur est parfois nécessaire d'employer la force.

Denis Turcotte ne veut donc pas tirer de conclusions hâtives. Présentement, on est à la recherche de l'ensemble des vidéos qui auraient pu être pris[es] ce soir-là pour étoffer notre preuve et comprendre exactement comment ça s'est passé, explique le chef en répétant qu’il est déterminé à aller au fond des choses.

D'après les informations de Colin Côté-Paulette

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