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Les plantes boréales plus prisées que jamais

Du thé des bois se trouve dans un sac de plastique.

Le thé des bois utilisé à la Distillerie du Fjord a été récolté sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Radio-Canada

Les plantes boréales gagnent en popularité au Québec.

Cette situation n’est pas étrangère au fait qu’elles entrent dans la composition de certains spiritueux prisés par les consommateurs.

L’herboriste Mélanie Sheehy exerce son métier depuis maintenant 18 ans et elle a donc été aux premières loges lorsque la demande pour les plantes boréales a explosé.

Selon Mme Sheehy, la hausse a été largement alimentée par les distillateurs qui sont constamment à la recherche de nouvelles saveurs inusitées.

Elle souligne qu’ils sont particulièrement gourmands.

Ils ne se contentent désormais plus de demander quelques kilogrammes de la plante boréale dont ils ont besoin.

Mélanie Sheehy précise qu’ils n’hésitent plus à en commander plusieurs tonnes.

Une femme se trouve dans la forêt.

La Saguenéenne Mélanie Sheehy est une herboriste d'expérience.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

C’est sûr qu’on a la ressource ici. Par contre, si je la récolte, après ça, je vais en avoir pour 100 ans avant de pouvoir aller la ramasser de nouveau, raconte-t-elle.

Chaque fois qu’on fait de la récolte sauvage, il faut le faire avec intelligence et conscience, ajoute Mme Sheehy.

Le professeur Alain Olivier, qui est un expert en agroforesterie, abonde dans le même sens.

On a un potentiel inexploité avec des plantes vraiment intéressantes. Il s’agit simplement de faire attention à la façon dont on les cueille pour qu’on puisse le faire de façon durable, mentionne-t-il.

Le cofondateur de la Distillerie du Fjord, à Saint-David-de-Falardeau, Jean-Philippe Bouchard, se dit tout à fait à l'aise avec l’approche préconisée par l’herboriste et le professeur.

Des bouteilles du gin Km 12 de la Distillerie du Fjord reposent sur une tablette.

Des bouteilles du gin Km 12 de la Distillerie du Fjord

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Je pense que tant et aussi longtemps que les gens vont ramasser les plantes avec éthique, il va y avoir un équilibre qui va se créer, soutient-il.

Il affirme que pour ne pas le rompre, son entreprise s’efforce avant tout de travailler avec des cueilleurs professionnels et avec des biologistes.

D'après le reportage de Romy Boutin St-Pierre

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