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Marche à Senneterre à la mémoire de Richard Genest

Une marche a eu lieu à Senneterre à la mémoire de Richard Genest.

Une marche a eu lieu à Senneterre à la mémoire de Richard Genest.

Photo : Gracieuseté

Plus de 300 citoyens ont marché vendredi soir à Senneterre en Abitibi à la mémoire de Richard Genest. L'homme de 65 ans est décédé mardi matin à l'hôpital d'Amos au moment où l’urgence du CLSC de Senneterre était fermée.

La Ville de Senneterre ainsi que la famille estiment que ce décès aurait pu être évité si l’urgence avait été ouverte 24 heures sur 24, tandis que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) assure après analyse que ça n’aurait rien changé.

Les citoyens ont bravé le froid pour participer à la marche pacifique, qui les a menés de l'hôtel de ville jusqu'au CLSC avant de revenir au point de départ.

Ils sont passés devant la résidence de Richard Genest pour y déposer des lampions et observer une minute de silence.

Les sirènes des véhicules d'urgence ont retenti à ce moment.

Richard Genest dans sa cour, l'été, souriant.

Richard Genest n'a pu se rendre sur la table d'opération à temps.

Photo : gracieuseté famille Genest

Pour la porte-parole du comité citoyen Urgence D'agir, Mindie Fournier, les citoyens envoient un message clair aux autorités.

On demande à ce que le CISSS-AT revoie son plan de contingence et ouvre le CLSC 24 heures sur 24, et surtout qu'il reconnaisse que le protocole qu'il a mis en branle a des lacunes, la première a été prouvée cette semaine malheureusement par un décès, dit-elle.

« On n'arrêtera pas de se mobiliser et on va continuer à faire pression sur le CISSS AT pour qu'il reconnaisse qu'il y a un problème dans leur solution temporaire de fermer le CLSC. »

— Une citation de  Mindie Fournier

La mairesse de Senneterre Nathalie-Ann Pelchat est satisfaite de la mobilisation de la communauté, qui selon elle se sent abandonnée par les autorités.

Les gens sentent qu'ils sont vraiment laissés à eux-mêmes, on ne sent pas d'espoir de la part du gouvernement, on se sent vraiment abandonnés dans cette histoire-là. C'est ça qui est difficile pour la population de Senneterre, dit-elle.

Elle explique d'ailleurs qu'elle n'a pas eu de contacts avec le ministre de la Santé Christian Dubé depuis son passage à Senneterre en octobre dernier. De plus, elle mentionne que les propositions faites par la municipalité dans le dossier n'ont pas été prises en compte par le CISSS-AT.

Selon Mme Pelchat, la population souhaite une solution rapide pour éviter d'autres tragédies similaires.

Ce n'est pas la première marche qu'on fait parce que les gens ont toujours craint un premier décès, on a toujours su que ça allait arriver, c'est malheureusement arrivé ce 30 novembre et c'est certain que les gens ont peur qu'il en arrive un autre, dit-elle.

Les citoyens espèrent aussi que l'enquête du Coroner va aider à éclaircir rapidement les circonstances de la mort de Richard Genest.

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