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Distribution des tests rapides : Mona Nemer déplore l’infantilisation des citoyens

Mona Nemer, la conseillère scientifique en chef du Canada.

Mona Nemer, la conseillère scientifique en chef du Canada

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Micheline Laflamme

À quelques semaines de Noël, avec le variant Omicron qui inquiète et des cas de COVID-19 à la hausse, la conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, regrette que les gouvernements n'utilisent pas davantage les tests rapides.

Le Canada est pratiquement un des seuls pays développés des pays du G7 qui n'a pas rendu disponibles à sa population ces autotests, a déclaré Mme Nemer dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir. Elle estime qu'il s’agit pourtant d’une façon simple et efficace de limiter la propagation du virus.

Le gouvernement canadien a expédié aux provinces et aux territoires près de 85 millions de tests rapides, mais des millions d’entre eux n’auraient toujours pas été utilisés, selon les données d’Ottawa.

La conseillère scientifique a du mal à comprendre pourquoi certaines provinces tardent à s’en servir et à les distribuer à leur population.

« C'est un peu une espèce de mentalité peut-être infantilisante vis-à-vis de la population, en se disant qu'ils ne sont pas capables de le faire comme il faut, qu'ils ne sont pas capables d'interpréter le résultat. »

— Une citation de  Mona Nemer, la conseillère scientifique en chef du Canada

Certaines provinces y ont toutefois eu recours, comme le Nouveau-Brunswick, qui les rend accessibles aux citoyens dans des points de collecte depuis la mi-octobre.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, souhaite obtenir 10 millions de ces tests d’Ottawa avant la période des Fêtes. Ça nous prend des petits paquets de cinq dans chacune des familles. J’ose espérer avoir ça pour Noël. Je crois que c’est encore possible, a-t-il déclaré lors de son point de presse, vendredi.

Des tests de dépistage rapide.

Des tests de dépistage rapide

Photo : CBC / Robert Short

Malgré cela, la menace de la COVID-19 est toujours bien présente. On constate une augmentation constante des contaminations au Québec et en Ontario. Presque tous les cas de transmission au pays sont attribuables au variant Delta. Les mesures sanitaires pour empêcher la propagation du virus sont donc de rigueur.

Tant et aussi longtemps qu'on a de l'infection, on a de la transmission, rappelle Mona Nemer. Et qui dit transmission dit éventuellement des personnes vulnérables qui peuvent se ramasser dans les hôpitaux.

Mme Nemer estime que la vaccination a changé la donne, parce qu’elle a évité bien des hospitalisations et des décès. Elle encourage les gens à obtenir une troisième dose lorsqu’elle sera offerte à leur groupe d’âge.

Mona Nemer avec Daniel Thibeault lors du tournage de l'émission.

Mona Nemer avec Daniel Thibeault lors du tournage des « Coulisses du pouvoir ».

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Le Comité consultatif national de l’immunisation vient de la recommander fortement aux personnes de plus de 50 ans pour mieux protéger les Canadiens contre l’infection.

Mais la conseillère scientifique met en garde la population contre la pensée magique. Le fait d’être vacciné et d’avoir des symptômes légers si on contracte la COVID-19 ne veut pas dire que la pandémie est terminée. D’autres variants feront leur apparition. Le virus va continuer d’évoluer.

L’important, assure Mona Nemer, c’est d’être prêt à l’affronter.

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