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Manque de main-d’œuvre : quelle place pour les personnes en situation de handicap ?

La main d'une personne en fauteuil roulant posée sur la roue.

La Journée internationale des personnes handicapées est soulignée annuellement le 3 décembre.

Photo : iStock / demaerre

Même si la pénurie de main-d'œuvre dans la province oblige les employeurs à recourir par moments à des personnes en situation de handicap, celles-ci sont encore durement confrontées à la réalité du chômage. Pour pallier la situation, des mesures pour favoriser leur intégration sont mises en place au Manitoba.

Selon une enquête pancanadienne sur l’incapacité publiée en 2019, 21 % des personnes en âge de travailler qui ont un handicap vivent sous le seuil de pauvreté faute d’être intégrées dans la vie professionnelle.

Toutefois, quelques rares personnes sont l’exception qui confirme la règle, à l’image de Maranda Lanouette, une Manitobaine vivant avec une quadriplégie. Malgré son handicap, elle occupe un emploi d’adjointe administrative au poste de police du village de Sainte-Anne.

Maranda Lanouette, assise dans son fauteuil roulant, donne une entrevue devant un foyer dans une pièce décorée pour Noël.

Maranda Lanouette, de Sainte-Anne au Manitoba, a une quadraplégie et travaille au poste de police du village.

Photo : Radio-Canada

Cette mère de famille active, impliquée dans la communauté de Sainte-Anne, au sud-est de Winnipeg, aime faire du sport et travaille presque comme tout le monde, avec quelques adaptations pour faciliter son travail.

Mme Lanouette dit avoir un bureau plus bas, et que son employeur a modifié légèrement le bâtiment pour le rendre universellement accessible.

Je porte des gants qui sont faits en caoutchouc. Donc ils ont de l’adhérence. Les papiers, les filières, n’importe quoi que je dois utiliser à l’ouvrage, ça m’aide beaucoup à prendre les choses, explique-t-elle, en cette Journée internationale des personnes handicapées.

Celle-ci vise à faire la promotion des droits et du bien-être de ces personnes dans toutes les sphères de la société.

La directrice de l’employabilité au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Salimata Soro, fait valoir que la culture d’entreprise joue beaucoup dans l’intégration de ces travailleurs.

Ils ont déjà leurs idées préconçues sur une personne vivant avec un handicap. Mais quand on essaie de changer la donne et de sensibiliser, ils sont toujours réticents, mais avec la subvention salariale, ça vient motiver l’employeur à embaucher ces personnes , soutient-elle.

Salimata Soro, dans les locaux du CDEM

La directrice de l’employabilité au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Salimata Soro

Photo : Radio-Canada

Le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba accompagne une cinquantaine d’entreprises francophones et anglophones au Manitoba pour faciliter l’intégration de ces personnes sur le marché du travail.

Mme Soro affirme que les employés vivant avec un handicap ont une très bonne contribution à apporter à une entreprise.

« Il arrive que ce soient des personnes qui font plus attention à leur travail. »

— Une citation de  Salimata Soro, directrice de l’employabilité au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba.

Elle souligne la nécessité de faire de la sensibilisation auprès des employeurs. Une solution que partage Maranda Lanouette.

Celle-ci soutient que chaque personne vivant ou non avec un handicap a les capacités nécessaires pour travailler.

Parce que je n’avais pas confiance en moi, je ne pensais pas que je pouvais faire une bonne job. […] Il y a beaucoup de choses que je peux apprendre de mes collègues et eux de moi, pour avoir un environnement qui marche pour tout le monde affirme, Mme Lanouette. 

De retour sur le marché du travail depuis 2017 après son accident, elle aimerait que ses collègues ne s’attardent pas à son handicap.

Avec les informations d’Anne-Charlotte Carignan

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