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739 tonnes d’engins fantômes repêchés des eaux canadiennes en 2021

Ottawa finance des partenaires en Atlantique et sur la côte ouest pour nettoyer cette pollution.

Amas de cordes sur la berge après avoir été sortis de l'eau.

Mis bout à bout, les cordages de pêche retrouvés dans l’océan feraient 118km, selon le ministère des Pêches et des Océans.

Photo : La Presse canadienne / Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Plus de 5800 engins fantômes, représentant environ 739 tonnes de débris marins, ont été retirés des eaux côtières canadiennes en 2021, a indiqué le gouvernement fédéral.

Pêches et Océans Canada emploie le terme engin fantôme pour désigner de l’équipement de pêche qui est perdu, abandonné ou rejeté dans l’eau. Ce sont par exemple des filets et des cordages, des casiers, des pièges ou des flotteurs.

Nocive pour les océans, cette forme de pollution nuit aux stocks de poissons et de fruits de mer, et entraîne une mortalité importante chez certaines espèces, notamment les baleines. Elle se décompose en d’autres formes de pollution comme les microplastiques.

C’est aussi un risque pour la navigation.

Des cages pour la pêche rouillées et sales sont déposées sur le quai après avoir été repêchées.

Les casiers à homard comme ceux-ci et les pièges pour le crabe représentent la majorité des engins de pêche fantômes récupérés en eaux canadiennes.

Photo : La Presse canadienne / Pêches et Océans Canada

Des 5828 engins fantômes récupérés cette année dans les eaux côtières de l’Atlantique et du Pacifique, la grande majorité (84 %) était des casiers pour pêcher le homard ou le crabe.

Des filets et des palangres employés pour diverses autres pêches composent les quelque 16 % restants.

Mis bout à bout, les cordages de pêche retrouvés dans l’océan feraient 118 km, selon le ministère des Pêches et des Océans (ministère des Pêches et des Océans du Canada).

Un poisson mort portant des marques de blessure causées par un casier à homard abandonné.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce loup de l'Atlantique mort a été retrouvé coincé dans un casier à homard abandonné près de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, et porte des marques des blessures causées par un engin « fantôme ».

Photo : La Presse canadienne / Coastal Action / Université Dalhousie

Le ministère dit que l’on a aussi retrouvé de l’équipement de pêche abandonné provenant de sites d’aquaculture qui n’étaient plus exploités sur la côte est et la côte ouest.

Une minorité d’engins fantômes (216) ont pu être retournés aux pêcheurs qui en étaient propriétaires.

Le travail de récupération des engins fantômes est loin d’être terminé. À certains endroits, notamment sur la côte est du Nouveau-Brunswick, le plus difficile resterait à accomplir.

Un homme et une femme penchés au-dessus d'un énorme amas de vieux cordages de pêche.

La pollution causée par les « engins fantômes » affecte plusieurs eaux du globe. Sur cette photo prise le 12 mai 2021 à Kaneohe, Hawaï, des chercheurs sont devant un amas de cordages « fantômes » repêchés de l'océan Pacifique.

Photo : Associated Press / Caleb Jones

Dans la baie de Fundy, à cause de la dynamique des marées, les engins fantômes se ramassent tous dans un coin, donc les engins fantômes [...] sont plus répandus, a indiqué Pierre Dupuis, le directeur général d’Homarus, un organisme de recherche à but non lucratif créé par l’Union des pêcheurs des Maritimes (Union des pêcheurs des Maritimes).

L’Union des pêcheurs des Maritimes est l’un des partenaires ayant reçu du financement du fédéral dans le cadre de ce programme.

En 2019, Ottawa avait lancé un programme pour récupérer ces engins fantômes des eaux canadiennes, accompagné d’un fonds de 8,3 millions de dollars. Un financement supplémentaire de 10 millions y a été ajouté pour 2021-2022.

Pour 2021-2022, le Fonds pour les engins fantômes a financé 32 partenaires, dont 10 en Nouvelle-Écosse, quatre au Nouveau-Brunswick, trois à Terre-Neuve-et-Labrador et un à l’Île-du-Prince-Édouard. Les autres sont en Colombie-Britannique et au Québec.

Ce sont en majorité des associations de pêcheurs, des Premières Nations et des groupes de conservation des écosystèmes marins. On retrouve aussi une entreprise néo-écossaise qui fabrique des matériaux en recyclant des déchets plastiques.

Parmi les 37 projets financés en 2021, on en compte 14 menés en collaboration avec des communautés autochtones, et cinq pilotés par des organismes autochtones.

Avec des renseignements de Frédéric Cammarano

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