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Les préfets de l’Abitibi-Témiscamingue plaident pour la diversification de l’économie

Martin Ferron dans les bureaux de la MRC de la Vallée-de-l'Or.

Martin Ferron est préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les préfets de l’Abitibi-Témiscamingue réitèrent l’importance de diversifier l’économie de la région en y faisant plus de transformation des ressources naturelles.

Le président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, Martin Ferron, lance ce message dans la foulée du passage dans la région du ministre de l’Économie et de l'Innovation Pierre Fitzgibbon.

Selon lui, l'Abitibi-Témiscamingue ne doit plus être vue seulement comme une région ressource autant dans les domaines forestiers, hydriques et miniers, notamment avec le développement de la filière lithium.

On a un paquet de métaux qui sont des gisements en prospection qui vont possiblement devenir des gisements exploités. À partir de là, on crée une richesse, c’est bien, mais elle est éphémère. On doit trouver une pérennité en faisant de la 2e et de la 3e transformation ici en région. Si on veut bien occuper le territoire, si le Québec veut occuper le territoire, on se doit de ne pas rester toujours dans la transformation primaire, affirme-t-il.

Martin Ferron croit que Québec doit miser davantage sur la capacité à innover de la région et de ses acteurs.

Quand la ressource est ici, c’est normal qu’il y ait certains traitements qui se fassent à l’extérieur, on ne peut pas avoir toute la filière, c’est impossible, mais on doit absolument en faire partie. Ça doit être dans la réflexion des gouvernements et des ministères quand ils mettent en place des programmes ou qu’ils supportent des entreprises, parce qu' ici il y a des compagnies vraiment innovantes qui développent des processus, des procédés, qui peuvent faire partie de ces filières-là, fait-il valoir, en formulant le souhait de voir l’une sinon les deux zones d’innovation proposées par la région recevoir l’appui de Québec.

Un rattrapage

Martin Ferron estime aussi qu’il y a un sérieux rattrapage à faire dans la région, que celle-ci a été négligée au cours des dernières décennies par les différents gouvernements qui se sont succédé. Il cite la détérioration des infrastructures routières et l’affaiblissement du réseau de la santé en exemple. Il revendique donc que la région obtienne une meilleure écoute de Québec.

Il y a plusieurs ministres qu’on doit rencontrer et conscientiser à nos réalités régionales. On se sent un petit peu loin de Québec. Je pense qu’on a besoin de ranimer la flamme de Québec, de la nécessité de travailler avec les régions, pour le développement du Québec. C’est pas juste d’écrire en avant du pupitre du premier ministre quand il fait des déclarations, le gouvernement des régions. Ça, c’est un mot, ça c’est un message, mais en réalité sur le terrain, il faut que ça se sente aussi, insiste Martin Ferron.

Des interlocuteurs de choix

Martin Ferron ajoute que les préfets demeurent des interlocuteurs de choix que les ministres devraient rencontrer quand ils sont de passage dans la région.

On croit que c'est important vraiment de pouvoir transmettre le pouls de certains dossiers, de certaines situations dans le cadre des fonctions du ministre. Je pense que le président ou la présidente en charge de la Conférence des préfets mérite une certaine attention, non pas pour le plaisir, mais parce que je pense que ça fait partie du rôle de cette personne-là de représenter la région au niveau municipal, précise-t-il.

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