•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CHEO reçoit 4,4 M$ pour traiter les jeunes qui ont un trouble de l’alimentation

Une femme et un pèse-personne.

Environ 275 000 Canadiennes souffriront de boulimie au cours de leur vie.

Photo : Getty Images / Tero Vesalainen

Radio-Canada

La pandémie de la COVID-19 a été particulièrement difficile pour les enfants et les adolescents qui souffrent d’un trouble de l’alimentation. Un investissement du gouvernement de l’Ontario de plus de 4 millions dollars doit permettre au Centre hospitalier pour enfants de l’Ontario (CHEO) d'être mieux outillé pour s’attaquer à cette problématique particulière.

La ministre de la Santé de l’Ontario, Christine Elliott, s’est présentée tout sourire devant les caméras, vendredi, à Ottawa, pour annoncer un investissement majeur dans les services spécialisés offerts aux enfants et aux jeunes aux prises avec un trouble de l’alimentation.

Son gouvernement investit 8,1 millions de dollars pour traiter immédiatement cette jeune clientèle, qui a largement augmenté durant les 20 derniers mois.

« La pandémie a été dure pour tout le monde, mais pas autant que sur nos enfants, nos jeunes et leurs familles. »

— Une citation de  Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario

Lors de son annonce, la ministre a rappelé que la pandémie de COVID-19 a exercé une pression considérable sur les enfants, ce qui a entraîné une augmentation des besoins pour des services liés aux troubles de l'alimentation.

La demande pour des soins en santé mentale et pour lutter contre des dépendances s'est aussi accrue au cours de cette période, a-t-elle ajouté.

Cet argent était grandement attendu par le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, qui reçoit, dans le cadre de cet investissement, plus de 4,4 millions de dollars.

Avec ce financement, nous nous assurons que l'équipe du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario pourra continuer à fournir des soins de haute qualité de manière à ce qu’un plus grand nombre d’enfants, de jeunes et de familles aient accès aux traitements et au soutien qui répondent à leurs défis uniques, a déclaré la ministre lors de son annonce.

Ce financement doit permettre l'ajout de 14 lits supplémentaires pour les patients hospitalisés au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario pour des troubles de l'alimentation.

Dix autres places seront ajoutées pour les traitements de jour afin d’aider les jeunes à passer plus facilement des soins en milieu hospitalier aux soins communautaires.

Un moment opportun

La vice-présidente en santé mentale et toxicomanie au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, Joanne Lowe, soutient que l’investissement du gouvernement ontarien permettra à l’hôpital de doubler sa capacité de répondre aux besoins des enfants.

Aujourd’hui, 14 patients sont hospitalisés dans notre hôpital pour un trouble de l'alimentation, alors que nous ne comptons que six lits dédiés à ce type de soins. Cela veut dire que les huit patients qui n’occupent pas les six lits sont éparpillés un peu partout dans notre hôpital, a-t-elle expliqué.

« Un de nos principaux objectifs sera de réunir tous les patients ayant un trouble alimentaire en un seul endroit. »

— Une citation de  Joanne Lowe, vice-présidente en santé mentale et toxicomanie au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario

Christopher Vallée, un ancien patient qui a combattu son trouble de l'alimentation pendant plusieurs années, soutient que ce nouveau financement arrive à un moment opportun.

C’est un investissement important, car même lorsque j’étais un patient ici, il y a six ans, la demande pour ces soins était déjà très élevée, a-t-il rappelé. La pandémie a amplifié le besoin pour ces services. Le confinement n’a pas permis aux jeunes d’adopter des stratégies qui leur auraient permis de s’en sortir. C’est important de traiter le plus de jeunes possible maintenant parce que c’est vraiment devenu une crise.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !