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Un préposé aux bénéficiaires accusé d’agression sexuelle sur un résident à Gatineau

L'édifice d'un centre d'hébergement de soins de longue durée, en hiver, de l'extérieur.

Le Centre d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) Lionel-Émond, à Gatineau

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Un préposé aux bénéficiaires du CHSLD Lionel-Émond, à Gatineau, est accusé d'agression sexuelle sur un résident. Pierre Alain doit comparaître vendredi après-midi.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a procédé à l'arrestation de l'homme de 61 ans, en matinée, vendredi.

L'agression aurait été commise alors qu'il travaillait à titre de préposé aux bénéficiaires dans un centre d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) de Gatineau, peut-on lire dans le communiqué du Service de police de la Ville de Gatineau. L'enquête a débuté à la mi-novembre, à la suite du dépôt d'une plainte concernant des attouchements sexuels qui aurait été commis par un employé sur un résident dans un Centre d'hébergement et de soins de longue durée du secteur de Hull.

« Rapidement, les enquêteurs du Service de police de la Ville de Gatineau ont rencontré les tuteurs légaux de la victime puisque l'état de santé de celle-ci ne lui permettait pas de porter plainte par elle-même. »

— Une citation de  Extrait du communiqué du Service de police de la Ville de Gatineau

En entrevue, l'agente-relationniste du Service de police de la Ville de Gatineau, Andrée East, a expliqué que seule une accusation d'agression sexuelle avait été portée.

Il y a toujours des démarches d’enquête qui se poursuivent même après la mise en accusation, mais selon l’information dont je dispose, il ne devrait pas y avoir d’autres accusations dans ce dossier-ci, a-t-elle déclaré.

Le service de police n'exclut cependant pas la possibilité que M. Alain ait fait d'autres victimes.

L'agente East n'a pas été en mesure de fournir plus de détails quant au sexe ou l'âge de la victime pour des raisons de respect envers cette personne-là, mais aussi ses proches.

L’employé n’est maintenant plus à l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais et a été retiré du travail dès que des allégations ont été portées à notre attention, peut-on lire dans le communiqué envoyé par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Un sujet encore trop tabou

La professeure titulaire à l'École de travail social de l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées Marie Beaulieu a souligné qu'on parle encore trop peu des cas d'agressions sexuelles chez les aînés.

Chaque fois que ça sort, ça nous surprend beaucoup, a indiqué Marie Beaulieu. Je ne pense pas que c’est parce que ça ne se passe pas, c’est probablement un des types de maltraitance qui est dans la zone du tabou, donc beaucoup plus difficile à documenter.

Mme Beaulieu a fait remarquer que la très grande majorité des résidents des Centre d'hébergement et de soins de longue durée présentent des limites fonctionnelles ou cognitives. On a une responsabilité morale et sociale envers ces gens-là, a ajouté cette dernière.

Selon la professeure, les préposés aux bénéficiaires, dans leur rôle, sont amenés à commettre beaucoup de gestes [qui les placent] dans l'intimité des gens. Ça prend des gens en qui on a énormément confiance, a insisté Mme Beaulieu.

Elle a d'ailleurs questionné la formation et l'encadrement reçus par ceux qui s'occupent des citoyens vulnérables qui vivent en Centre d'hébergement et de soins de longue durée. Ça nous ramène à une plus grande vigilance, selon elle.

Ce que je souhaite, c’est que le dossier soit traité avec diligence, a-t-elle exprimé, avec une pensée pour la victime et sa famille.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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