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Des diplomates américains visés par le logiciel espion Pegasus

Une femme appuie sur le bouton d'un téléphone intelligent devant un immeuble.

La firme israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête à la suite de ces révélations d'espionnage.

Photo : Getty Images / AFP/JACK GUEZ

Radio-Canada

Les téléphones d'au moins neuf employés du département d'État américain ont été piratés par un logiciel espion sophistiqué développé par la firme israélienne NSO, créatrice du logiciel espion Pegasus, ont déclaré quatre personnes au fait du dossier.

Les piratages, qui ont eu lieu au cours des derniers mois, ont visé des fonctionnaires américains basés en Ouganda ou travaillant sur des questions concernant ce pays d'Afrique de l'Est, ont indiqué deux des sources.

Ces intrusions représentent le plus vaste piratage connu de fonctionnaires américains par le biais de la technologie développée par NSO.

Espionnage à grande échelle

NSO, déjà mise en cause pour l'espionnage de chefs d'État et de centaines de représentants gouvernementaux dans le monde, a déclaré jeudi dans un communiqué n'avoir aucune indication que ses logiciels aient été utilisés, mais qu'il avait suspendu les comptes concernés et qu'il allait enquêter en fonction des informations de Reuters.

Si notre enquête montre que ces actions se sont effectivement produites avec les outils de NSO, le client concerné verra son compte résilié définitivement et des actions en justice seront engagées, a déclaré un porte-parole de NSO, qui a ajouté que le groupe coopérera avec toute autorité gouvernementale compétente et présentera toutes les informations dont nous disposerons.

La firme israélienne a longtemps affirmé ne vendre ses produits qu'à des clients gouvernementaux chargés de l'application de la loi et du renseignement, afin de les aider à surveiller les menaces pour la sécurité, et qu'elle n'était pas directement impliquée dans des opérations de surveillance.

Les responsables de l'ambassade d'Ouganda à Washington n'ont pas fait de commentaires. Un porte-parole d'Apple, dont les téléphones étaient utilisés par les employés du département d'État ciblés, ainsi qu'un porte-parole du département d'État se sont aussi refusés à tout commentaire.

Les fonctionnaires américains jusqu'ici à l'abri?

Les diplomates américains semblaient avoir été épargnés par l’espionnage, notamment car Pegasus est, selon NSO, conçu pour ne pas pouvoir être utilisé sur des numéros commençant par +1, soit l'indicatif téléphonique des États-Unis.

Apple a récemment déposé aux États-Unis une plainte contre le groupe NSO et demande d'interdire définitivement les logiciels de la société israélienne sur ses appareils.

Le fabricant des iPhone avait, peu après les révélations de cet été, réparé une vulnérabilité informatique exploitée par Pegasus qui permettait d'espionner des personnes sans même que les utilisateurs aient à cliquer sur des liens ou messages piégés.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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