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Luc De Larochellière retombe en enfance avec Rhapsodie lavalloise

Un homme avec sa guitare.

Luc De Larochellière lance un album-concept sur son enfance à Laval.

Photo : Pamplemousse média

Radio-Canada

Cinq ans après Autre monde, Luc De Larochellière lance son 10e album solo, Rhapsodie lavalloise, dans lequel il replonge dans ses souvenirs d’enfance rattachés à sa ville natale. Avec sa plume aiguisée et son sens de la narration impeccable, le chanteur livre ce qui pourrait être l’un des plus beaux hommages à la ville de Laval.

À la base, Luc De Larochellière pensait écrire trois ou quatre chansons sur son enfance pour en faire un microalbum, mais l’exercice a rapidement fait boule de neige. J’étais un peu mêlé dans mes souvenirs, alors j’ai loué une voiture et je suis retourné dans mon coin à Laval, autour du parc Saint-Claude, a-t-il expliqué à Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à Tout un matin.

En passant devant mes maternelles d’enfance, la maternelle bleue et la maternelle rose, qui étaient devenues toutes les deux des maternelles grises, ça a comme ouvert quelque chose.

En à peine deux semaines et demie, à partir de musiques qu’il avait déjà enregistrées sur son téléphone, l’auteur-compositeur-interprète a pondu 12 nouveaux titres, laissant libre cours au raz-de-marée de souvenirs qui remontaient en lui. L’album concept Rhapsodie lavalloise était né.

Collages de photos et d'illustrations représentant notamment des garçons en maillot de bain et des lieux de la ville de Laval. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pochette de l'album « Rhapsodie lavalloise »

Photo : Les disques de la cordonnerie

La perte de l’innocence

Il est bien court, le sentier de l’innocence, jamais je ne l’oublierai. J’irai marcher dans des bois en silence, espérant le retrouver, chante l’auteur-compositeur-interprète sur Nouvelles de Laval (Le sentier de l’innocence), pénultième chanson de l’album. La perte de l’innocence est d’ailleurs l’un des thèmes centraux de ce 10e opus (si l’on exclut les deux albums imaginés avec sa femme, Andrea Lindsay).

À 10 ans, tu es un enfant, mais tu commences à être un enfant avec du lousse sur la corde. Tu peux partir, découvrir un peu le monde, t’éloigner un peu des jupes de maman, a-t-il expliqué, se rappelant ses escapades à vélo avec ses amis, qu’il relate sur la troisième chanson de l’album, Vélo siège banane.

On était encore innocents, mais on commençait à avoir plus de possibilités d’exploration, qui allaient dans un certain sens nous la faire perdre, notre innocence. Ça a été un moment charnière pour moi.

Un ressourcement par le passé

C’est la première fois que Luc De Larochellière se penche autant sur le passé pour un album, lui qui a plutôt tendance à regarder vers l’avenir. Mais là, passé la cinquantaine, je commence à avoir plus de passé que de futur. Je suis dans une période qui m’amène à me retourner pour voir le bout de chemin parcouru, a-t-il expliqué.

À 55 ans, il a récemment vu son fils de cinq ans commencer la maternelle, ce qui a également contribué à le faire replonger dans sa propre enfance. J’avais besoin d’un ressourcement par le passé, a-t-il résumé.

Un album concept doublé d’un livret de 48 pages

La version physique de Rhapsodie lavalloise inclut un livret de 48 pages qui réunit les textes des chansons de l’album, des photos personnelles et des illustrations de Luc De Larochellière, un objet unique qui détonne un peu à l’ère de la diffusion en continu.

Je réalise un fantasme d’enfance. À 10 ans, je voulais faire de la bande dessinée. Je me réunissais avec mon ami Alain Jalbert, chez nous. On faisait des bandes dessinées, on s’inventait des histoires [...] Ce rêve-là a disparu quand j’ai fait le Festival de la chanson de Granby et qu’une porte s’est ouverte pour moi, celle de la chanson, a-t-il expliqué.

Luc De Larochellière affirme également que lui et son équipe ont filmé l’enregistrement complet de l’album au studio Piccolo. Cette captation pourrait être diffusée en ligne et à la télévision dans les mois à venir.

Avec les informations d'Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l'émission Tout un matin.

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