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De grands projets pour les homardiers de Cap Dauphin

L'usine de Cap-Dauphin

Les travaux d'agrandissement se poursuivront encore pendant quelques mois pour une livraison prévue au printemps.

Photo : Ruth Taker-Thibodeau

D’importants travaux sont en cours à l’usine de Coopérative de Cap Dauphin, aux Îles-de-la-Madeleine. Deux grands bassins de contention du homard s'ajouteront aux trois déjà existants.

Le ciment des bassins a été coulé cet automne. Au cours des prochaines semaines, la charpente de métal d’un nouveau bâtiment émergera autour des deux futurs viviers.

Printemps prochain, la coopérative, qui traite le homard de plus d’une centaine de pêcheurs madelinots, verra sa capacité de conservation du homard vivant passer de 600 000 livres à 1,2 million de livres.

Récemment, la Coopérative a reçu un montant de 200 000 $ de Québec dans le cadre d’un programme d’aide à l’entrepreneuriat collectif pour mener à bien ce projet évalué à 4,6 millions de dollars. Outre le nouveau bâtiment, le projet comprend des travaux de rénovation de l’usine actuelle ainsi que la construction d’une structure de raccordement entre les deux bâtiments, le neuf et l’ancien.

Pour la directrice générale de la Coopérative, Ruth Taker-Thibodeau, l’installation des nouveaux viviers est essentielle pour améliorer la commercialisation du homard. Avec l’augmentation des prix du homard, la hausse des membres. Ça nous prend ça , dit-elle.

Grossiste en produits marins, la coopérative de Grosse-Îles est au service d’un des plus importants groupes de pêcheurs des Îles. Ruth Taker-Thibodeau estime que les retombées économiques de ses activités, emplois, services et contrats, touchent quelques centaines de Madelinots.

Durant les 10 semaines de la saison de pêche au homard, trois camions de 53 pieds partent de l’usine avec à leur bord entre 40 000 et 46 000 livres de homards principalement destinés aux marchés des Maritimes et des États-Unis.

Homard des îles de la Madeleine

Le homard de Cap Dauphin est vendu dans les Maritimes et aux États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Actuellement, en raison du manque d’espace, les installations ne permettent pas de conserver le homard plus de trois jours en bassin. Mme Taker-Thibodeau raconte que durant la saison 2020, toute de suite après la pandémie, la Coopérative a dû jeter du homard par manque d’espace pour l’entreposer.

Les installations permettront de prolonger un peu la saison ou d’attendre un meilleur prix pour vendre le produit.

Les viviers filtrent les sécrétions du homard qui vient tout juste d’être pêché. Il est ensuite transféré dans un autre bassin où il pourra demeurer plusieurs jours, dans certains cas plusieurs semaines, voire même quelques mois.

Olivier Blais-Brousseau, chargé de projet chez Merinov, a accompagné la Coopérative dans l’implantation des deux nouveaux viviers à la fois sur le plan du financement et sur le plan du choix des infrastructures.

Il explique que les nouveaux viviers de Cap Dauphin seront moins énergivores que les structures standards. L’eau des bassins en fin de circulation sera récupérée afin d’aider au refroidissement de l’eau qui entre dans le bassin. Il y a un gros gain énergétique. On réussit à abaisser l’eau de plusieurs degrés sans avoir dépensé un dollar d’énergie , commente Olivier Blais-Brousseau.

La technologie permet aussi de réduire la grosseur des équipements de refroidissement, ce qui est aussi un gain important pour les usines. C’est le coût le plus élevé dans l’acquisition des équipements , souligne le chargé de projet.

Tout devrait être prêt au printemps , assure Ruth Taker-Thibodeau.

En attendant, dépendamment des conditions météorologiques, le montage de la structure de métal devrait se poursuivre. Elle sera de plus en plus visible d’ici Noël.

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