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Le ministère de l’Éducation révoque le certificat d’enseignement de Marc Dumont

Marc Dumont dans un café.

Marc Dumont a été enseignant à l'École du Sommet et directeur du Conseil scolaire Centre-Est.

Photo : Fournie par le Conseil scolaire Centre-Est

L’ex-directeur du conseil scolaire Centre-Est (CSCE) Marc Dumont a été déclaré coupable d’inconduite professionnelle après qu’une de ses anciennes élèves l’eut accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec elle quand elle avait 15 ans, selon les informations obtenues par Radio-Canada et confirmées par l’avocate de M. Dumont.

Maryse Culham a porté plainte contre Marc Dumont en raison de son comportement envers elle en 1996 à l’École du Sommet, à Saint-Paul, en Alberta. Elle avait alors 15 ans, et il était son professeur.

Lors d’une audience disciplinaire, en mai dernier, elle a déclaré que M. Dumont avait répondu à ses avances d’adolescente, allant jusqu’à avoir des relations buccogénitales avec elle pendant un voyage scolaire en Europe.

L’avocate de Marc Dumont, Christine Mainville, a confirmé à Radio-Canada qu’il avait été déclaré coupable d’inconduite professionnelle et que son permis d’enseignement a été révoqué en octobre.

Marc Dumont n’enseigne plus et il a déjà remis son certificat d’enseignement à la ministre de l’Éducation.

Il a d’ailleurs refusé de participer à son audience disciplinaire, non pas pour avouer sa culpabilité, mais pour mettre fin, une fois pour toutes, à cette haine insensée, et tourner la page, précise Me Mainville.

Elle maintient que la plainte de Maryse Culham s’inscrit dans une campagne de persécution dont [Marc Dumont] fait l’objet depuis plusieurs années maintenant, en raison du tollé lié à l’affaire des alliances gai-hétéro.

Cette affaire avait suscité de vives tensions dans la communauté francophone de Saint-Paul en 2018.

Elle avait notamment opposé des parents, dont Maryse Culham, qui soutenait l’ancien directeur de l’École du Sommet, Yvan Beaudoin, à Marc Dumont, qui était alors directeur du Conseil scolaire Centre-Est.

Ce dernier avait alors été visé par une campagne de plaintes montée par certains parents et membres du personnel, selon Me Mainville.

Il se désole que cette affaire ait mené jusqu’à cette audience récente, alors que ce qu’il a toujours eu à cœur est le meilleur intérêt des élèves, dit Me Mainville.

Maryse Culham a expliqué, lors d’une entrevue précédente, qu’elle avait décidé de porter plainte en 2018 parce que l’affaire des alliances gai-hétéro lui avait fait réaliser que Marc Dumont était toujours en contact direct avec des élèves.

Elle a d’abord porté plainte à la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Toutefois, les faits allégués s’étaient produits durant un voyage scolaire en Europe. À l’époque, les lois canadiennes ne permettaient pas de poursuivre quelqu’un pour des crimes sexuels commis à l’étranger.

Le service du procureur de la Couronne de l’Alberta a déterminé qu’il n’avait pas la juridiction pour déposer des accusations, dit une porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada.

Le ministère de l'Éducation dit qu'il ne peut pas, à l'heure actuelle, publier les jugements ni les raisons des décisions du comité d'examen des pratiques en raison de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée.

L'Assemblée législative de l'Alberta a récemment adopté une loi qui rendrait ces informations publiques, mais celle-ci n'a pas encore été proclamée.

Le Conseil scolaire Centre-Est n'a pas souhaité commenter le verdict.

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