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L’heure est au bilan dans la foulée de l’opération policière à l’UQAC

Un pavillon d'université sur fond de ciel gris.

La situation était de retour à la normale vendredi à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Radio-Canada

Les cours ont repris normalement à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) au lendemain de l’opération policière d’envergure menée par le Service de police de Saguenay (SPS) sur le campus jeudi après-midi.

Des bruits s’apparentant à des coups de feu ont été entendus sur les lieux, ce qui a semé l’émoi auprès de la communauté étudiante. Finalement, les policiers ont conclu que la chute d’un escabeau était à l’origine du vacarme et des cris entendus.

Les étudiants ont été confinés une bonne partie de l’après-midi dans leurs locaux. Certains n’ont reçu l’autorisation de sortir qu’en début de soirée, après les vérifications de sécurité.

Les choses ont été faites très sérieusement jusqu’à la toute fin, puisqu’il fallait éliminer toutes les hypothèses, explique la porte-parole de l’Université du Québec à Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme.

Quand il a reçu l’appel, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Luc Tardif, s’est rapidement questionné sur la nature de la situation.

Est-ce que les gens à l’intérieur sont corrects? Est-ce qu’il y a des blessés? Est-ce qu’il y a des morts? Est-ce que mes confrères vont être en danger? Comment on va intervenir rapidement? Dans notre tête, tout va très, très vite. Du côté humain, c’est sûr que les émotions se font sentir, c’est sûr et certain, confie le porte-parole.

Bilan

L’Université du Québec à Chicoutimi en est maintenant à l’heure des bilans. Elle estime que l’opération s’est bien déroulée dans son ensemble, mais évidemment il y a place à certaines améliorations à l'avenir.

Ça nous a permis de faire certains constats. Ça nous permettra, au cours des prochaines semaines, d’améliorer encore davantage notre plan de mesures d’urgence, ajoute Marie-Karlynn Laflamme.

Un jeune homme donne une entrevue.

Alexis Diard est le président du MAGE-UQAC, l'association des étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Le président de l'association des étudiants, le MAGE-UQAC, se trouvait en cours lorsqu’il a reçu la demande de rester dans sa classe.

C’est une situation stressante. Le but, c’est d’essayer de contrôler ses émotions et d’essayer de s’assurer que tout le monde soit en connaissance de cause et qu’ils évitent de prendre de mauvaises décisions, indique Alexis Diard. Il précise que la majorité des étudiants ont respecté les consignes.

Selon lui, les policiers sont intervenus rapidement. Certains étudiants ont toutefois trouvé l’intervention longue.

Marie-Karlynn Laflamme affirme en effet que le principal reproche qu’elle a entendu de la part des étudiants est de ne pas avoir été mis au courant de ce qui se passait à l’extérieur des murs de leurs classes pendant l’opération. De plus, on a constaté que certains locaux ne pouvaient pas être verrouillés.

On a réalisé que certaines choses fonctionnaient moins bien, dont le verrouillage des portes. Ça nous permet de rendre notre campus encore plus aux normes et de travailler pour le rendre encore plus sécuritaire, indique Marie-Karlynn Laflamme.

De son côté, le Service de police de Saguenay compte aussi revenir sur l’événement dans les prochains jours.

Il y a un retour qui va être fait sur cet événement-là, avec notre direction, avec la direction de l’université. Regarder, oui, les bons coups, mais les aspects qui auraient pu être améliorés. Ce que l’on sait pour le moment, c’est que ça a été une intervention rapide, qui a permis de sécuriser rapidement les lieux et les gens à l’intérieur, a expliqué le porte-parole Luc Tardif.

L’Université du Québec à Chicoutimi a convenu de travailler avec le Service de police de Saguenay pour améliorer le plan d’urgence.

La police de Saguenay offre actuellement le Plan de réponse pour les établissements sécuritaires (PRES) à tous les établissements d’enseignement sur le territoire. L’Université du Québec à Chicoutimi ne fait pas partie de ce programme.

C’est une formation qui est donnée par les policiers qui se déplacent en milieu scolaire. On va former le personnel enseignant et tous les gens qui travaillent en milieu scolaire, pour réagir de façon adéquate lorsqu’un événement comme celui-là se déroule. Si l’université veut embarquer, ça va nous faire un très grand plaisir de les assister, mentionne Luc Tardif. Il précise que la grande majorité des établissements à Saguenay a reçu cet accompagnement gratuitement.

Avec les informations de Catherine Gignac

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