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Analyse

Crise au SPVQ : premier défi de taille pour une jeune administration municipale

Plan rapproché de Bruno Marchand et Denis Turcotte à l'extérieur lors d'un point de presse.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, et le chef de police, Denis Turcotte

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec, Bruno Marchand, critique et défend le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Bruno Marchand a rapidement tracé la ligne dans la crise qui secoue le SPVQ. Le maire de Québec ne veut pas donner l'impression qu'il s'immisce dans les enquêtes policières en cours. Il a parlé de la muraille de Chine.

Son rôle, c'est d'abord d'assurer la population que la lumière sera faite. Avant même que les premières images ne tournent en boucle dans les médias traditionnels le week-end dernier, le maire commentait déjà sur les réseaux sociaux pour dire qu'il était très préoccupé.

Chaque vidéo est insupportable, a-t-il affirmé cinq jours plus tard, lors d'une mêlée de presse.

Le maire s'est également porté à la défense de son corps de police. Il a voulu minimiser la portée de ces vidéos. Selon lui, ces gestes ne reflètent pas l'ensemble du travail des policiers de la Ville de Québec.

Profilage ethnique?

C'est un dossier qui a évolué au cours des derniers jours. Au départ, les images évoquaient une intervention qui avait les apparences de profilage ethnique.

C'est un dossier épineux à Québec. La SPVQ n'a pas de données sur ce phénomène.

Chaque fois que l'actualité le commande, les esprits s'échauffent.

Le maire Marchand a rappelé que des gestes ont été posés pour permettre une meilleure représentativité ethnique au sein du SPVQ. Il n'y a aucun policier noir à Québec.

Photo de Jackie Smith, souriante, prise à l'extérieur lors d'une journée d'automne.

La cheffe de Transition Québec, Jackie Smith

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

La cheffe de Transition Québec veut qu'il aille plus loin. Jackie Smith lui demande d'exiger une commission d'enquête sur le sujet.

Le chef de l'opposition officielle estime plutôt que l'initiative devrait venir du chef de police. Claude Villeneuve croit qu'il faut protéger ce lien de confiance avec les policiers.

Le chef de police met ces suggestions de côté. Dans une réponse adressée à Radio-Canada jeudi, il a répété qu'il ne souhaitait pas faire un débat sémantique sur cet enjeu. Il rappelle aux citoyens qui croient avoir été victimes de profilage qu'ils ont le devoir de porter plainte à la police.

Solution

N'en déplaise au chef Denis Turcotte, le maire Marchand promet maintenant de se pencher sur cette question.

La Ville cherche une formule pour répondre aux préoccupations des citoyens qui ont été victimes ou témoins de profilage ethnique. Cela s'inscrit dans le vivre-ensemble à Québec.

L'heure n'est plus à la discussion, mais à l'action. Selon nos informations, le SPVQ fait partie des discussions. Il y aurait donc de l'ouverture, même si le chef de police semble dire le contraire publiquement.

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