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Mort de l’écrivaine québécoise Abla Farhoud

Photo de profil d'une femme.

L'auteure Abla Farhoud

Photo : Antoine Rouleau

Radio-Canada

La romancière et dramaturge montréalaise d'origine libanaise Abla Farhoud s’est éteinte mercredi, selon ce qu'a annoncé vendredi son éditeur, Groupe Ville-Marie Littérature. Née en 1945, elle avait remporté plusieurs prix.

Sur Twitter, la journaliste de Radio-Canada et écrivaine Claudine Bourbonnais a expliqué que son amie Abla Farhoud était décédée à la suite d'une maladie fulgurante.

Du théâtre au roman

Après des études universitaires en art dramatique, Abla Farhoud est venue à l’écriture par le théâtre, rédigeant sa première pièce, Quand j’étais grande, au début des années 1980, puis Les filles du 5-10-15 ¢ ou encore Jeux de patience, Quand le vautour danse et Apatride

Elle a aussi été comédienne dans les années 1960. 

À la fin des années 1990, elle s’est concentrée sur les romans, publiant entre autres Le bonheur a la queue glissante, Au grand soleil cachez vos filles, Splendide solitude, Le fou d’Omar, mais aussi Sourire de la petite juive et Le dernier des snoreaux. En 2015, elle a sorti son autobiographie, intitulée Toutes celles que j'étais.

L’ultime roman d’Abla Farhoud, Havre-Saint-Pierre, pour toujours, sera publié au cours de la prochaine année.

L'immigration, une expérience centrale

Son œuvre, dans laquelle les femmes migrantes tiennent une grande place, lui a valu plusieurs prix, dont le Prix littéraire France-Québec, le Prix littéraire des collégiens ainsi que les Prix de la Société des écrivains canadiens et de la Société des écrivains francophones d'Amérique.

Après avoir immigré au Québec en 1951 avec sa famille, Abla Farhoud est retournée vivre dans son Liban natal, puis en France, de 1965 à 1973. Celle qui était revenue vivre au Québec ensuite avait évoqué le traumatisme permanent de l’exil, en entrevue à l’émission C’est fou…, sur ICI Première, en 2019. 

Ça prend un effort incroyable pour se sortir de ce traumatisme-là et d’en faire quelque chose de positif, avait-elle déclaré, ajoutant qu’elle écrivait des livres pour saisir l’insaisissable.

L'écrivaine était la mère de l'autrice-compositrice-interprète Alecka et Mathieu Farhoud-Dionne, membre du groupe Loco Locass sous le nom de Chafiik.

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