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De Beaurivage à L’Ange-Gardien : Marie-Annick Lépine lance son 3e album solo

Une femme à l'extérieur devant une pancarte indiquant la rue Durivage.

La multi-instrumentiste des Cowboys Fringants nous revient avec un troisième album solo.

Photo :  La Tribu / Caroline Babin

Radio-Canada

À peine une semaine après les trois mégaconcerts des Cowboys Fringants au Centre Bell, la multi-instrumentiste du groupe, Marie-Annick Lépine, lance vendredi son troisième album solo, De Beaurivage à L’Ange-Gardien. L'album de 12 titres est lumineux, même si la musicienne aborde des thèmes plus sombres, comme les départs, les problèmes de consommation et la maladie.

Marie-Annick Lépine n’aime pas s’ennuyer. Malgré une vie professionnelle et familiale déjà bien occupée, elle trouve toujours le temps de travailler sur ses propres chansons. Au sein des Cowboys Fringants, celle qui joue d'une quinzaine d’instruments s’occupe de tous les arrangements du groupe, ce qui laisse peu de place à la composition ou à l’écriture de paroles.

Mon projet prioritaire, c’est les Cowboys [...], mais il y a quelque chose de plaisant aussi à écrire une chanson et à la porter avec ta voix, a-t-elle expliqué à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

Après Au bout du rang, sorti en 2007, et J’ai brodé mon cœur, un album jeunesse lancé en 2016, elle nous revient avec un troisième album qui propose ses textes les plus personnels, tout en abordant des thèmes universels.

Une femme assise en tailleur à l'extérieur, un violon à la main.

La multi-instrumentiste des Cowboys Frinfants lance son troisième album solo.

Photo : La Tribu / Caroline Babin

C’est plus qu’un quartier, c’est toute une vie imprégnée

Le titre de son nouvel opus fait référence au quartier de L’Assomption, où Marie-Annick a grandi, entre la rue Beaurivage et le boulevard de L’Ange-Gardien, dans une maison que ses parents habitent toujours depuis 1973, et qu’ils craignent de devoir quitter.

[Mes parents] sont rendus à un âge où l’entretien de la maison et du terrain est devenu difficile. Ils sont à un moment de leur vie où ils s'interrogent à savoir s’ils sont prêts à aller en logement, en condo ou en résidence, a-t-elle expliqué à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

C’est le sujet de Tu veux rester, l’une des rares chansons mélancoliques de l’album, dont le refrain donne le titre à l’album. C’est plus qu’un quartier, c’est toute une vie imprégnée. Chaque marche montée fut un défi relevé. Et les marques du plancher sont des souvenirs gravés, illustre-t-elle dans les paroles.

Sur Le bonheur est à chacun, Marie-Annick Lépine aborde un autre sujet difficile, celui de l'effet qu’une personne aux prises avec des problèmes de consommation peut avoir sur son entourage. Son malheur déteint sur le reste de la famille et tout le monde en souffre, a-t-elle résumé en partant de sa propre expérience avec son entourage.

La quarantaine, un moment pour regarder en arrière

Bien que composé en grande partie pendant la pandémie, l’album de Marie-Annick Lépine y fait très peu référence, sauf sur la chanson Les cheveux gras, qui traite du laisser-aller qui peut s’installer après plusieurs mois passés à la maison. Mais la plupart des chansons s’articulent autour des départs et des mouvements de la vie (Tu veux rester, Quand les outardes reviennent, Elle s’en va, Toujours partir).

En fin de compte, la majorité [des chansons] parle beaucoup de départ, que ce soit le commencement de quelque chose ou la fin d’un parcours. J’ai dû avoir besoin d’air au début de ma quarantaine, a expliqué la chanteuse.

C’est un moment de la vie où l’on se pose des questions. Souvent, nos enfants ont un peu vieilli, puis la maman recommence à penser à elle, à ce qu’elle veut faire. [...] C’est là que tu te poses la question : "Bon, tout ce que j’ai bâti jusqu’à maintenant, est-ce que c’est ça que je voulais vraiment? Est-ce que je suis heureuse là-dedans?"

Un album qui fait du bien

Sur le plan musical, Entre Beaurivage et L’Ange-Gardien oscille entre country, folk contemporain et chanson française. Bien sûr, on peut y entendre des échos de la signature sonore des Cowboys Fringants, mais ils sont plutôt subtils, Marie-Annick Lépine ayant défini un style bien à elle en trois albums.

Le groupe a d’ailleurs participé à l’album en signant les chœurs de certaines chansons, avec Catherine Durand.

En véritable femme-orchestre, Marie-Annick Lépine joue un nombre impressionnant d’instruments sur l’album : violon, alto, violoncelle, piano, clavier, vibraphone, accordéon, mandoline, ukulélé, guitare acoustique, flûte traversière et autoharpe. Pierre Fortin et Jean-Sébastien Chouinard, deux collaborateurs de longue date, ajoutent leur touche aux arrangements.

La musique est joyeuse, voire festive par moments, mais la multi-instrumentiste sait aussi installer une ambiance plus contemplative, comme sur les pièces instrumentales qui ouvrent et ferment l’album, Rue Durivage et Boulevard de L’Ange-Gardien.

Marie-Annick Lépine compte porter son album sur scène à partir du mois de mai 2022. Entre-temps, elle sera bien occupée entre les Cowboys Fringants, ses deux jeunes filles et son nouvel emploi à temps plein comme gestionnaire administrative et culturelle au Vieux palais de L’Assomption, un bâtiment patrimonial récemment acheté par la Ville et transformé en salle de spectacle.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18.

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