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Chronique

Temps des Fêtes : des dons monétaires pour les gens qui sont loin

Gros plan sur un billet de 20 $ canadien.

Les entreprises de transfert d’argent sont maintenant très répandues à travers le monde.

Photo : getty images/istockphoto / YvanDube

Le temps des Fêtes approche à grands pas. Cette année, mes idées de cadeaux et de gestes de charité sont davantage tournées vers mes proches à l’extérieur du pays.

La majorité d’entre eux vivent en Afrique et la dernière fois que j’ai visité ce continent, c'était il y a sept ans. Je me sens vraiment isolé d’eux.

La pandémie de COVID-19 n’a d’ailleurs fait que renforcer ce sentiment et la précarité qu’elle exacerbe dans le continent africain me laisse difficilement indifférent.

Que faire pour ce temps des Fêtes, idéal pour montrer un peu de solidarité? J’aime voir et participer aux campagnes des organismes de charité qui ont repris de plus belle autour de moi.

Mais pour les gens éloignés dans le besoin, ces campagnes sont difficiles à organiser, même si je peux collecter des dons ici.

Je pourrais bien me tourner vers ces services en ligne qui se développent dans plusieurs pays d’Afrique pour acheter et distribuer de la nourriture ou d’autres biens à des proches, mais je trouve préférable de leur envoyer de l’argent, car ils me paraissent mieux placés pour déterminer leurs besoins les plus urgents.

Mes cadeaux pour eux seront donc surtout sous forme monétaire. Ils passeront par les entreprises de transfert d’argent maintenant très répandues à travers le monde.

Pour avoir utilisé ce moyen très souvent, je vais donc m’y rabattre, mais l’exercice n’est pas sans obstacle.

Les transferts d’argent ne sont pas toujours une partie de plaisir. Je n’aime pas beaucoup l’interrogatoire auquel je dois faire face à chaque transaction.

Je comprends que pour le fournisseur du service, c’est un moyen de s’assurer qu’il n’a pas affaire à une activité illégale.

Toutefois, devoir dire au même fournisseur, à chaque fois, comment j’ai eu l’argent que j’envoie, pourquoi je l’envoie et mon lien avec le destinataire me décourage bien souvent.

C’est un malaise qui peut avoir pour effet de limiter mon élan de solidarité envers les gens qui sont loin.

J’aurais tellement aimé qu’il soit facile de faire, pour des démunis de l’extérieur, ce que je fais si aisément autour de moi.

À l’heure où les besoins d’entraide sont de plus en plus criants, nos pays devraient, à mon avis, instaurer des mécanismes de contrôle moins frustrants pour ceux qui veulent aider.

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