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Muskrat Falls : des problèmes de communication ont empêché de limiter la contamination

Le barrage de Muskrat Falls.

Le barrage de Muskrat Falls, sur le fleuve Churchill (archives).

Photo : Nalcor

La Presse canadienne

La vérificatrice générale de Terre-Neuve-et-Labrador souligne que les problèmes de communication du gouvernement ont fait rater une importante date limite pour effectuer des travaux permettant de réduire le niveau de méthylmercure dans le réservoir de Muskrat Falls.

Selon le rapport publié jeudi, la vérificatrice générale, Denise Hanrahan, conclut que la date limite a été dépassée parce que le ministère des Affaires municipales et de l'Environnement a failli à sa tâche de bien surveiller et bien communiquer l'échéancier des travaux à exécuter.

Denise Hanrahan en entrevue.

La vérificatrice générale de Terre-Neuve-et-Labrador, Denise Hanrahan

Photo : Curtis Hicks/CBC

Les trois chefs autochtones du Labrador avaient déclaré en 2016 qu'ils étaient inquiets du projet d'inondations pour créer le barrage hydroélectrique de Muskrat Falls sur le fleuve Churchill. 

Ils craignaient une importante augmentation des taux de méthylmercure qui contamineraient le gibier et le poisson.

Un comité avait recommandé que les milieux humides soient recouverts et qu'une partie des sols soient retirés avant la création du réservoir pour limiter la contamination. Malheureusement, les travaux de préparation n'ont jamais débuté à temps.

Ayant omis d'exécuter les travaux avant l'inondation des terres en 2016, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a pris l'argent prévu pour les travaux et l'a distribué aux communautés autochtones en 2019.

Le gouvernement du Nunatsiavut a refusé de toucher les fonds, convaincu que la province avait sciemment décidé de ne pas exécuter les travaux à temps.

D'après la vérificatrice générale Hanrahan, aucune preuve ne pointe vers un geste intentionnel, mais elle affirme que le gouvernement a raté plusieurs occasions de reconnaître l'urgence d'agir souvent clamée par les chefs autochtones.

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