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Pommes de terre : l’Î.-P.-É. met l’accent sur l’urgence d’agir

Plusieurs patates défilent sur un appareil mécanique.

Les autorités canadiennes ont ordonné en novembre la suspension des exportations de la pomme de terre de l’île aux États-Unis à la suite de la découverte de la gale verruqueuse dans deux champs.

Photo : (Shane Hennessey/CBC)

Radio-Canada

Des représentants des gouvernements de l'Île-du-Prince-Édouard et du Canada se sont réunis à Ottawa, jeudi, pour discuter de la suspension des exportations de pommes de terre de la province aux États-Unis.

Les ministres de l’Agriculture de la province, Bloyce Thompson, et du Canada, Marie-Claude Bibeau, y ont participé ainsi que les quatre députés fédéraux de l’Île et des représentants de l’industrie et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Le ministre Thompson qualifie la réunion de positive, même si aucune date n’a été établie pour la fin de la suspension. Il dit avoir mis l’accent sur l’urgence de la situation. Selon lui, la présidente de l’Agence canadienne d'inspection des aliments a compris l’importance d’établir un échéancier. Il espère que ce sera le cas au cours des prochaines semaines.

Selon le député libéral de Malpeque, Heath MacDonald, la réunion a permis de mieux comprendre les procédures établies en la matière. Il espère que la réunion prévue pour vendredi entre l’Agence canadienne d'inspection des aliments et le département américain de l’Agriculture sera aussi positive.

Un champignon pousse sur une pomme de terre.

La gale verruqueuse est un champignon qui défigure les pommes de terre et réduit leur rendement. Cette maladie ne constitue toutefois pas une menace pour la santé humaine.

Photo : Radio-Canada / Contribution : ACIA

Les autorités canadiennes ont ordonné en novembre la suspension des exportations de la pomme de terre de l’île aux États-Unis à la suite de la découverte de la gale verruqueuse dans deux champs. Le but de cette mesure est d’éviter que les États-Unis n'interdisent l'importation de pommes de terre de l'île. Si c’était le cas, il serait plus difficile ensuite de rétablir ce commerce.

Demande d’exemption pour Porto Rico

Des élus et des producteurs de l’île demandent une exemption pour reprendre les exportations à Porto Rico, une île des Grandes Antilles qui est une dépendance des États-Unis.

L’Office des pommes de terre de l’île estime que la valeur des exportations annuelles à Porto Rico s’élève à au moins 18 millions de dollars et qu’elles constituent environ 25 % des exportations de pommes de terre insulaires aux États-Unis. Le directeur de l’Office, Greg Donald, appuie une reprise de ces exportations à Porto Rico.

Le ministre Thompson dit avoir reçu un appel de son homologue de Porto Rico qui a exprimé le besoin de rétablir rapidement ces échanges commerciaux.

L’entreprise Caribbean Produce, à San Juan, Porto Rico, importe des pommes de terre de l’île depuis plus de 30 ans. Son président-directeur général, Angel Santiago, affirme qu’elles sont les plus populaires à Porto Rico.

Des sacs de pommes de terre de l'île.

La valeur des exportations annuelles des pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard à Porto Rico s’élève à au moins 18 millions de dollars.

Photo : (CBC/Shane Hennessey)

Selon M. Santiago, il n’y a aucun risque de gale verruqueuse à Porto Rico, parce que cette île ne cultive pas la pomme de terre. Il compte demander aux politiciens de son pays d’appuyer aussi la reprise de ce commerce.

Le bureau de la ministre du Commerce international du Canada, Mary Ng, confirme qu’il a été question des exportations de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard plusieurs fois durant son voyage à Washington, jeudi, où elle a notamment rencontré le commissaire de Porto Rico, González Colón.

Avec les renseignements d’Arturo Chang, de Wayne Thibodeau et de Nancy Russell, de CBC

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