•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La preuve est close au procès de la belle-mère de la fillette de Granby

La façade du palais de justice de Trois-Rivières avec des feuilles d'automne au sol.

Les plaidoiries s’amorceront lundi au procès de la belle-mère de la fillette de Granby, au palais de justice de Trois-Rivières (archives).

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Radio-Canada

La preuve de la défense est maintenant close au procès de la belle-mère de la fillette de Granby, qui se tient au palais de justice de Trois-Rivières. Le dernier témoin présenté par la défense, la consultante en pathologie judiciaire Anny Sauvageau, a été contre-interrogé jeudi.

Lors de son témoignage initial, Mme Sauvageau contredisait les conclusions de la pathologiste qui a fait l’autopsie sur deux points essentiellement : la cause du décès et la taille de la fillette. Le contre-interrogatoire a été l’occasion pour la Couronne de lui poser des questions sur ces éléments.

Anny Sauvageau a répété qu’elle ne pense pas que la suffocation externe, causée par le ruban adhésif sur la bouche et le nez, soit la cause la plus probable du décès. Toutefois, elle admet que la mort par suffocation externe n’est pas complètement exclue, mais il faudrait que du ruban adhésif ait été placé sur la bouche et le nez de la fillette de façon à les recouvrir entièrement après 11 h le matin des événements, le 29 avril 2019. La fillette a été trouvée inanimée à 11 h 30.

Mercredi, lors de son témoignage, elle avait affirmé que cette cause ne lui semblait pas la plus probable parce qu’une infime ouverture dans le ruban aurait permis à la fillette de respirer.

La consultante en pathologie judiciaire a également expliqué qu’il lui paraît hautement improbable que la suffocation externe soit survenue à la suite d’un déplacement accidentel du ruban adhésif après son application.

Elle retient plutôt que c’est une combinaison d’hyperthermie et d’asphyxie mécanique qui aurait provoqué la mort. Comme l’enfant était enroulée dans du ruban adhésif et qu’il y avait une chemise et une tuque, son corps n’aurait pas été en mesure d’ajuster sa température et, donc, la chaleur se serait accumulée. Le ruban adhésif enroulé autour de son thorax aurait limité sa capacité de mouvement respiratoire.

La Couronne a aussi questionné Anny Sauvageau sur la taille de la fillette, que plusieurs ont qualifiée de maigre ou de rachitique pendant le procès. Des photos de la fillette étendue au sol au moment de sa découverte ont été présentées au témoin. On y voyait des bras qui étaient petits. Mme Sauvageau a affirmé que c’est une impression trompeuse causée par le fait que la fillette manquait de tonus musculaire dans ses bras et ses jambes.

Elle a précisé : Son bedon rond, ce n’est pas un bedon d’eau comme les enfants en Afrique. Le petit bedon rond, c’est un bedon de gras d’une petite fille qui n’est pas sous-alimentée.

Les jurés invités à faire leurs valises

Puisqu’il s’agissait du dernier témoin à être entendu, le procès entre dans sa dernière étape. Les plaidoiries s’amorceront lundi. Ce sera la défense qui s’exprimera en premier et, ensuite, ce sera au tour de la Couronne.

Jeudi, le juge Louis Dionne a indiqué aux membres du jury de faire leur valise mardi soir prochain puisque les délibérations débuteront mercredi. À partir de cette journée, un verdict peut survenir à tout moment.

La femme de 38 ans, rappelons-le, fait face à des accusations de meurtre non prémédité et de séquestration de l'enfant de 7 ans.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.