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Un risque accru de réinfection par le variant Omicron, montre une étude

Une représentation graphique du variant Omicron du coronavirus.

Le risque d'attraper une nouvelle fois la COVID-19 est accru avec le variant Omicron, selon une étude de scientifiques sud-africains.

Photo : getty images/istockphoto / Teka77

Agence France-Presse

Le risque d'attraper une nouvelle fois la COVID-19 est accru avec le variant Omicron, selon une étude de scientifiques sud-africains, ce qui indique que ce variant est davantage capable de contourner l'immunité acquise par une infection que les variants précédents.

Ces travaux se fondent sur l'analyse de 35 670 réinfections décelées chez près de 2,8 millions d'individus ayant été déclarés positifs en Afrique du Sud.

Entre le 1er et le 27 novembre, le risque de réinfection constaté était trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux variants Beta et Delta.

Le variant Omicron est associé à une capacité substantielle d'échapper à l'immunité d'une infection préalable, conclut l'étude, rendue disponible jeudi sur le site de prépublication medRxiv, mais qui n'a pas été encore vérifiée par des pairs.

Nous n'avons pas d'information sur le statut vaccinal des individus dans nos données, et donc nous ne pouvons pas en tirer de conclusion sur la capacité d'Omicron à échapper à l'immunité induite par les vaccins, a toutefois averti sur Twitter Juliet Pulliam, de l'université sud-africaine Stellenbosch, l'auteure principale de l'étude.

Premières informations et des questions

La semaine dernière, l'Afrique du Sud a annoncé avoir détecté ce nouveau variant, ce qui a créé un phénomène de panique mondiale.

Puisque celui-ci présente de nombreuses mutations, les scientifiques cherchent depuis à comprendre s'il est davantage contagieux ou capable de résister à l'immunité acquise grâce aux vaccins ou à une infection préalable. Les résultats en laboratoire sont encore attendus, et cette étude fournit donc de précieuses premières informations.

Selon les premières observations, des personnes déjà infectées ont pu être recontaminées par Omicron, souvent avec des symptômes moins graves, a précisé la scientifique.

Les vaccins, eux, devraient toutefois rester efficaces contre les formes graves de la maladie, a-t-elle estimé.

Pas de drapeaux rouges

Des scientifiques sud-africains interrogés par la BBC ont donné des explications sur ce nouveau variant et sur la situation au pays.

L'infection précédente protégeait contre Delta, mais maintenant avec Omicron, cela ne semble plus être le cas, a déclaré Anne von Gottberg, microbiologiste à l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (Institut national sud-africain des maladies transmissibles).

Le tableau complet en Afrique du Sud ne deviendra pas certain tant que les gens seront malades et qu'ils devront aller à l'hôpital, ce qui est généralement trois, quatre semaines plus tard, a déclaré le professeur Salim Abdool Karim, de l'Africa Task Force for Coronavirus.

Mais les retours que nous recevons du terrain sont qu'il n'y a vraiment pas de drapeaux rouges – nous ne voyons rien de radicalement différent, ce que nous voyons est ce à quoi nous sommes habitués, a-t-il déclaré à l'émission Newsday de la BBC.

Quelque 11 500 nouvelles infections en Afrique du Sud ont été enregistrées lors de son plus récent bilan quotidien. Il s'agit d'une forte augmentation par rapport aux 8500 cas confirmés la veille.

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