•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ONU propose un « droit d’auteur » pour les corps sur Internet

Un nouveau symbole, un b minuscule à l'intérieur d'un cercle, est présenté sur un téléphone intelligent et un écran d'ordinateur.

Selon une enquête, 65 % des femmes ont subi du cyberharcèlement, des messages haineux et de la diffamation.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Agence France-Presse

À l'image des droits d'auteur protégeant les créateurs et les créatrices, l'ONU a lancé une campagne visant à lutter contre l'usage abusif et violent des corps sur Internet, en créant notamment le symbole ⓑ, qui pourra être accolé aux publications sur les réseaux sociaux.

L'initiative promue par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) vise à créer un nouveau droit d'auteur pour les corps sur Internet, notamment à destination des femmes, des jeunes, des minorités ethniques ou de la communauté LGBT+; des groupes particulièrement dévalués, exploités et violés.

Tout le monde a le droit de vivre sans peur ni violence, en ligne comme hors ligne, a déclaré la directrice du Fonds, Natalia Kanem.

Une femme lors d'une conférence de presse.

La directrice du Fonds des Nations unies pour la population, Natalia Kanem

Photo : afp via getty images / MOHAMMED HUWAIS

La sphère numérique, dans un monde de plus en plus connecté, voit s'accentuer les risques de violences basées sur le genre, qui peuvent avoir des conséquences pour la santé mentale et physique, comme professionnelles, selon la responsable.

Il est temps que les entreprises technologiques et les décisionnaires politiques prennent la violence numérique au sérieux, a affirmé Natalia Kanem, en rappelant que le cyberharcèlement, les messages haineux, la divulgation et l'utilisation frauduleuse de photos et de vidéos abondent sur Internet.

Selon une enquête de l'organisme Economist Intelligence Unit, 85 % des femmes ayant accès à Internet ont été témoins de violences en ligne contre d'autres femmes, et 38 % en ont personnellement fait l'expérience. Environ 65 % des femmes ont subi du cyberharcèlement, des messages haineux et de la diffamation, précise cette enquête.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !