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Grève dans les CPE de la CSN : peu de progrès dans les négociations

Des manifestantes.

Des éducatrices de CPE lors d'une manifestation à Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Les deux principales organisations syndicales qui représentent des travailleuses dans les centres de la petite enfance (CPE) étaient à la table de négociation avec Québec, jeudi, alors que la grève illimitée des syndiquées de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en était à sa deuxième journée.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux, a entamé mercredi matin son mandat de grève illimitée dans les centres de la petite enfance où elle est présente.

Jeudi matin, elle était à la table de négociation et encore en après-midi, mais ne constatait guère de progrès.

Quant à la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ), affiliée à la CSQ, elle dispose d'un mandat de grève illimitée, mais a choisi de ne pas l'exercer avant la semaine prochaine au moins.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec était de retour à la table de négociation jeudi. Les parties discutaient des questions salariales. La fédération attend maintenant la réponse des négociateurs gouvernementaux, avant de juger s'il y a ou non progrès dans ses négociations.

Des éducatrices sont sorties lundi matin pour manifester.

Des éducatrices en CPE affiliées à la CSN en grève à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Quant au Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), il a déjà annoncé que ses membres aussi venaient de se doter d'un mandat de grève illimitée. Lui non plus n'a pas encore arrêté de date pour le déclenchement de sa grève.

Je continue à demeurer optimiste, malgré la situation, a lancé la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, en point de presse à Québec.

L'offre de Québec porterait le salaire d'une éducatrice à 21,38 $ au premier échelon, et jusqu'à 30,03 $ au 12e échelon. À l'heure actuelle, l'échelle salariale comprend 10 échelons.

Les parties ne sont plus très éloignées pour ce qui est du salaire des éducatrices.

Les organisations syndicales souhaiteraient tout de même que le salaire d'entrée soit bonifié, afin d'attirer de la relève. Au premier échelon, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec revendiquait par exemple 22,85 $ l'heure.

Le salaire des employés de soutien

L'enjeu principal, maintenant, est le salaire qui doit être versé aux employés de soutien dans les Centre de la petite enfance, c'est-à-dire aux travailleuses à la cuisine, à l'entretien et à l'administration.

Québec offre de 6 % à 9,3 % sur trois ans, dépendamment du titre d'emploi. Il s'inspire ainsi des augmentations accordées aux employés de l'État en général.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec demande de 13,6 % à 14,8 % d'augmentation sur trois ans pour ces employés de soutien – non pas les mêmes augmentations que pour les éducatrices.

La Fédération de la santé et des services sociaux n'a pas voulu dévoiler ses demandes pour ces employés, mais a assuré qu'elles sont inférieures à celles demandées pour les éducatrices.

À ce sujet, la ministre LeBel s'est dite ouverte à trouver des aménagements pour satisfaire les employés de soutien aussi, tout en respectant son objectif de garder les mêmes augmentations qu'elle a versées au secteur public.

Les deux fédérations syndicales ont abaissé leurs demandes depuis le début de la négociation. Et le gouvernement a aussi bonifié ses offres pour les éducatrices.

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