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Une hausse de 29 % de la circulation sur le boulevard Talbot en 20 ans

Des voitures font la file sur trois voies de large.

Le boulevard Talbot est souvent congestionné à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Chantale Desbiens

Radio-Canada

Depuis l’an 2000, le nombre de véhicules qui empruntent le boulevard Talbot à la hauteur des centres commerciaux a augmenté de 29 %.

Il y a un peu plus de 20 ans, il y avait 26 000 véhicules qui y circulaient quotidiennement. Cette année, le ministère des Transports (MTQ) a enregistré 33 700 voitures par jour.

Dernièrement, avec l'augmentation de la population ici à Saguenay, le bassin de véhicules également aussi, mais aussi le développement commercial ici sur le boulevard Talbot depuis les dernières années, [ces facteurs] peuvent expliquer cette fluctuation de la circulation, a formulé comme hypothèse Nathalie Girard, conseillère en communications au ministère des Transports du Québec.

En 10 ans, la population a augmenté d’environ 2 % à Saguenay, avec une hausse plus rapide lors des dernières années après une baisse initiale.

De nouveaux quartiers sont aussi apparus. Qu'on pense au quartier des Bois-Vin, le quartier du Domaine sur le golf un peu plus haut ou le Luxuor. Donc, de plus en plus l'achalandage et la circulation augmentent, a poursuivi Sophie Tremblay, directrice générale de Zone Talbot.

Des risques pour les piétons

Selon le professeur-chercheur au Département des sciences de la santé à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Martin Lavallière, la hausse de la circulation automobile comporte également des risques accrus.

Cette augmentation du flux de circulation va aussi engendrer ce qu'on appelle la densité de circulation plus élevée. Ça peut engendrer des pertes de patience au volant. [...] Ce sont les usagers vulnérables qui vont être exposés à ce risque-là, a-t-il mentionné.

Martin Lavallière est convaincu qu'en facilitant les transports actifs, il serait possible de diminuer la circulation automobile dans le secteur.

Un VUS noir tourne à droite à une intersection achalandée.

Le nombre de voitures qui empruntent cette portion du boulevard Talbot à Chicoutimi a augmenté de 29 % depuis 2000.

Photo : Radio-Canada / Chantale Desbiens

Des citoyens préoccupés

Le conseiller municipal du secteur, Marc Bouchard, est bien au courant du problème. Selon lui, en campagne électorale, les citoyens semblaient davantage préoccupés par la sécurité des piétons sur le boulevard.

On m'a parlé beaucoup de sécurité pour les piétons, de difficulté à traverser le boulevard Talbot, difficulté pour les vélos, principalement à partir du boulevard Barrette, a souligné le conseiller.

Depuis 20 ans, six feux pour les piétons ont été ajoutés sur le boulevard Talbot. Il n’y en a toutefois aucun au coin du boulevard de l'Université, ce qui amène une situation assez particulière pour un étudiant, par exemple, qui voudrait se rendre à la Voie Maltée.

L'étudiant doit se diriger vers le sud pour prendre la traverse sur le boulevard de l'Université, se diriger vers Le Montagnais pour traverser le boulevard Talbot, se diriger derrière Le Quotidien et derrière le A&W pour reprendre une autre traverse piéton[ne] sécurisée, puis grosso modo, on vient d'allonger un parcours de 400 mètres pour 1,5 kilomètre approximativement, a calculé Martin Lavallière.

Saguenay affirme que ce secteur est présentement à l'étude pour l'ajout d'une traverse pour piétons. Toute action qui est prise sur Talbot doit se faire en collaboration et avec l'approbation du ministère des Transports du Québec de façon à arrimer les besoins du Ministère par rapport à la fluidité et [au] trafic, mais aussi aux besoins de la Ville, a expliqué le conseiller en communications pour la Ville de Saguenay, Dominic Arseneau.

Finalement, pour ce qui est du trafic plus lourd sur l’artère, le ministère des Transports du Québec propose d’ajuster son horaire pour l’emprunter. On est conscient qu'à la fermeture des centres commerciaux, il y a toujours un peu plus de congestion, mais vaut mieux essayer de prévoir ses déplacements en fonction des heures de pointe, a exposé Nathalie Girard.

D'après un reportage de Claude Bouchard et avec des informations de Michel Gaudreau

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