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Seyi Smith veut être la voix des athlètes au CIO

Un homme prend la pose pour la caméra devant des arbres et un rayon de soleil derrière. Il porte un manteau d'athlète du Canada.

L'ancien athlète olympique, Seyi Smith, veut représenter les sportifs de la planète au sein de la Commission des athlètes du CIO.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

Alors que les Jeux olympiques de Pékin approchent à grands pas, l’ancien athlète Seyi Smith se prépare pour un autre type de compétition. Le sprinteur et bobeur d’Ottawa, qui a participé aux Jeux de 2012 et de 2018, tente sa chance pour devenir représentant à la Commission des athlètes du Comité international olympique (CIO).

Pour Smith, c’est littéralement une campagne électorale qui s’est amorcée depuis quelques semaines. 

J’adore le sport! J’adorais être un athlète et j’adore être bénévole dans ce monde. J’étais membre de la Commission du Comité olympique canadien et c’est la suite logique pour moi, explique-t-il. 

L’homme de 34 ans espère remplacer une autre Canadienne, Hayley Wickenheiser, dont le mandat tire à sa fin. 

Deux athlètes sont enroulés dans un drapeau canadien après une course aux Jeux olympiques.

Seyi Smith (à droite) avec Gavin Smellie après le relais 4 x 100m aux Jeux olympiques de Londres en 2012.

Photo : Getty Images / Mike Hewitt

J’ai parlé beaucoup à d'autres athlètes d’une ville à l’autre et de province en province. J’ai aussi parlé aux chefs d'autres pays. Les athlètes ont beaucoup de problèmes en commun, mais pas beaucoup de solutions. J’ai beaucoup d’idées pour aider les athlètes en général. Ça me passionne, raconte Smith. 

L’ancien sportif veut notamment mettre de l’avant ses idées en matière d’environnement. Ce sujet lui tient à cœur et il a lancé plusieurs initiatives pour faire avancer la cause. 

« J’ai passé ma vie à vouloir aller plus vite comme athlète, je veux maintenant aller plus vite pour l’environnement. »

— Une citation de  Seyi Smith, ancien athlète olympique

J’ai une grande passion pour la durabilité et je voudrais poursuivre sur la scène mondiale. Nous avons lancé la journée du sport vert au Canada récemment et j’ai lancé mon entreprise Racing to zero - YYC. Nous essayons d’aider les événements sportifs à penser à leurs émissions de carbone et à leurs procédés de durabilité, ajoute l’ingénieur chez Hydro Ottawa. 

Motiver davantage l'engagement des athlètes

S’il est enthousiaste devant sa prochaine mission, Seyi Smith sait qu’elle vient avec un enjeu de taille : les athlètes olympiques sont peu nombreux à voter. Moins de 40 % d’entre eux ont participé au dernier scrutin. 

Je pense que la plupart des athlètes pensent à leur compétition avant tout. C’est à moi de trouver les athlètes et de leur demander ce que je peux faire pour eux, quels sont les problèmes. C’est à moi d'essayer d'augmenter ces nombres [d’athlètes qui votent], affirme Smith, confiant. 

Des athlètes en bobsleigh regardent une reprise dans l'aire finale après leur descente.

Seyi Smith (2e à partir de la gauche) avec ses coéquipiers de l'équipe canadienne de bobsleigh aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.

Photo : Getty Images / Sean M. Haffey

Pour ce faire, le Canadien veut se faire connaître davantage. Il reconnaît d'abord qu’il doit mieux utiliser les médias sociaux. Il profitera aussi de son rôle de mentor des athlètes canadiens pour se faire connaître davantage aux Jeux de Pékin. Smith sera en Chine pour toute la durée des Jeux olympiques. Il compte se poster devant la cafétéria du village des athlètes près de l’endroit du scrutin. 

Les candidats peuvent parler aux athlètes, c’est facile. Tout le monde doit passer devant nous pour aller manger, rigole le politicien en herbe, qui veut mieux faire connaître la Commission. 

Thomas Bach (le président du CIO) était le chef de la première Commission des athlètes. Il sait l’importance d’avoir une Commission forte. Nous avons besoin de montrer au monde quelle est l’histoire de la Commission, ce que nous avons fait dans les années passées. C’est comme ça qu'on peut augmenter le nombre de votes pour nous, insiste Smith. 

Les porte-drapeaux canadiens Miranda Ayim et Nathan Hirayama mènent la délégation canadienne à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Tokyo.

Menée par Miranda Ayim et Nathan Hirayama, la délégation canadienne comptait 30 athlètes à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Tokyo.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

L’ancien athlète olympique veut d’ailleurs donner une plus grande voix aux athlètes des petits pays. Si je suis élu, je veux créer une façon d’évaluer l’efficacité de chaque commission. Ils pourraient réaliser que leur commission est plus puissante. Ce sera alors important pour eux de faire quelque chose, pas juste de s’entraîner et faire des compétitions, explique Smith dans un français impeccable.

Quoi qu’il arrive, Smith trouve important d’essayer d’améliorer les choses au Comité international olympique et pour les sportifs. Pour lui, c’est un engagement naturel et un geste facile à accomplir, même s’il est bénévole. 

Ma paie, c’est de savoir que je laisse quelque chose de mieux aux athlètes. J'ai été vraiment chanceux comme sportif. C’est comme un relais. Je fais ma partie et après moi, je vais donner le bâton à quelqu’un d’autre.

L’athlète est engagé dans une autre course : il attend son premier enfant à la fin février. Pour une fois, il espère ne pas arriver premier et que sa femme pourra attendre son retour avant de mettre au monde leur premier fils.

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