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Inondations : le Centre de prévision de la C.-B. manque de personnel, dit un rapport

Un panneau indicateur de vitesse et une boîte aux lettres au milieu d'une rue complètement submergée par les eaux.

Le Centre de prévision des régimes fluviaux, chargé de surveiller la crue des eaux et de prévenir le public en cas d’inondations, est mal outillé, estime un analyste du CCPA.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le Centre de prévision des régimes fluviaux de la Colombie-Britannique manque toujours de personnel, malgré une recommandation datant d'il y a 10 ans, soit d’augmenter ses effectifs, soutient un rapport du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

Le Centre, chargé de surveiller la crue des eaux et de prévenir le public en cas d’inondations, est mal outillé, estime l’analyste du CCPA Ben Parfitt.

Dans un rapport publié en pleine crise liée aux inondations dans la province, l’auteur examine un autre rapport porté à l’attention du gouvernement en 2010 et plaidant pour une augmentation du nombre d’employés.

Le document, écrit par un ancien haut responsable des ressources hydriques, indiquait alors que les effectifs du Centre de prévision des régimes fluviaux étaient bien inférieurs à ceux de l’Alberta ou des États de la côte nord-ouest du Pacifique. À l’époque, le centre employait 5,5 personnes à temps plein, comparativement à 24 pour un centre semblable en Alberta.

Nous n’avons pas vu d’augmentation du personnel depuis, écrit Ben Parfitt.

Une route inondée à Abbotsford.

L’enjeu est important pour la sécurité des communautés, croit l’ingénieur en hydrologie et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique Younes Alila.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Des retards et de mauvaises prévisions

Le petit nombre d'employés peut avoir des conséquences sur l’efficacité de la communication des alertes, dénonce le rapport.

Nous l'avons vu au cours des dernières semaines : non seulement le Centre connaît des retards dans la diffusion d’alertes en comparaison avec les États-Unis, mais ses modélisations ne décrivent pas adéquatement ce qui se passe réellement, écrit l’analyste Ben Parfitt.

Le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, défend le Centre.

Le Centre de prévision des régimes fluviaux fait un travail remarquable, et des gens extraordinaires font ce travail. Ils ont bien fait leur travail en avisant les communautés du statut des rivières, non seulement lors des derniers événements, mais tout au long de l’année.

Le gouvernement se penchera néanmoins sur la question, ajoute-t-il.

L’enjeu est important pour la sécurité des communautés, dit l’ingénieur en hydrologie et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique Younes Alila.

Nous avons besoin d’un meilleur système d’alerte pour sauver des vies et protéger les communautés de la Colombie-Britannique, dit-il.

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