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Déneigement : 2 compagnies en voie de décrocher un contrat de 647 millions à Toronto

Une déneigeuse garée.

Toronto envisage de confier le déneigement de presque toutes ses artères à seulement deux compagnies et leur consortium à partir de l'hiver prochain.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le comité municipal des infrastructures doit débattre jeudi de la proposition de confier le déneigement de presque toutes les artères de Toronto à deux entreprises et leur consortium, à partir de l'hiver prochain.

Les sociétés A & F Di Carlo Construction et Infrastructure Maintenance ont déjà des contrats pour le déneigement dans trois secteurs de la ville.

Selon la proposition sur la table, la compagnie à numéro formée par les deux entreprises en septembre déneigerait aussi les artères de six autres secteurs, des contrats de sept ans totalisant près de 647 millions de dollars.

La Ville aurait la possibilité de prolonger ces contrats de trois années, faisant passer leur valeur à 893 millions.

Ces contrats couvrent le déneigement des rues, mais aussi des trottoirs et des pistes cyclables.

Le déneigement du secteur de Willowdale er des autoroutes Gardiner et Don Valley iraient à d'autres compagnies.

Huit autres entreprises avaient présenté des soumissions, mais elles ne respectaient pas tous les critères, selon la Ville.

Des économies de 40 millions

Malgré le petit nombre de sous-traitants sélectionnés, la Ville assure avoir négocié le meilleur prix possible, anticipant des économies de 40 millions par année.

En ayant moins de sous-traitants, la Ville va pouvoir mieux concentrer ses efforts et établir de meilleurs partenariats avec ceux qui offrent ce service essentiel pour Toronto et ses résidents, affirme Vincent Sferrazza, gestionnaire du service des transports.

Ce dernier confirme que les compagnies qui décrochent les contrats peuvent en retour confier 25 % du travail à d'autres sous-traitants, mais elles doivent se porter garantes du déneigement effectué.

La piètre qualité du déneigement en 2019 avait mené à des milliers de plaintes de résidents et même à une enquête de la vérificatrice générale de la Ville, Beverly Romeo-Beehler, selon qui les fonctionnaires n'avaient pas bien suivi le GPS des déneigeuses pour s'assurer que le travail était bien fait.

Cette dernière n'a pas voulu commenter l'octroi des nouveaux contrats, mais elle souligne que les conseillers municipaux peuvent demander un audit, s'ils le désirent.

Le consultant Brian Kelcey note que le déneigement est une question imprévisible d'une année à l'autre, selon la quantité de neige. Oui, l'achat d'équipement de déneigement coûte cher, ce qui réduit le nombre potentiel d'entrepreneurs, mais idéalement, il faut un bon mélange de sous-traitants, dit-il.

Selon lui, les conseillers devraient s'interroger sur la durée des contrats accordés et se demander ce qui se passera si les choses tournent mal avec l'un des sous-traitants.

Si le comité des infrastructures donne son aval jeudi, il reviendra au conseil municipal de débattre de la question à la mi-décembre.

Avec des renseignements fournis par John Rieti de CBC News

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