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Fillette de Granby : les raisons de son décès remises en cause

La façade du palais de justice de Trois-Rivières en automne.

Le procès de la belle-mère de la fillette de Granby a repris mercredi, au palais de justice de Trois-Rivières, après deux semaines de discussions hors jury (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le procès de la belle-mère de la fillette de Granby a repris mercredi au palais de justice de Trois-Rivières. Le dernier témoin de la défense a été appelé à la barre après deux semaines de discussions hors jury. Il s’agit de la consultante en pathologie judiciaire Anny Sauvageau, qui affirme que l’asphyxie par suffocation externe « n’est pas la cause de décès la plus probable » de la fillette de Granby.

Anny Sauvageau affirme que la mort de l’enfant est bel et bien liée à la contention par le ruban adhésif. Toutefois, elle soutient que ce serait une combinaison d’hyperthermie et de suffocation mécanique qui aurait provoqué sa mort. Le ruban adhésif, la tuque et la chemise auraient ainsi empêché la régulation de la température corporelle par la peau et donc provoqué l’hyperthermie.

Ajoutés à cela le poids des bras de l’enfant sur son thorax et le ruban adhésif qui auraient provoqué une asphyxie mécanique en limitant les mouvements nécessaires à sa respiration.

Selon cette consultante, qui n’a plus de licence pour pratiquer la médecine au Canada, pour causer une suffocation externe, il aurait fallu que le ruban soit lissé de façon à recouvrir entièrement le nez et la bouche parce que la moindre ouverture lui aurait permis de respirer, ce qui, selon elle, n’en fait pas la cause la plus probable de décès.

Ce témoin expert appelé par la défense contredit également la pathologiste qui a procédé à l’autopsie sur le retard staturo-pondéral de l’enfant. Mme Sauvageau estime que l’enfant était de petite taille, oui, mais ne pense pas qu’elle était maigre et dénutrie. Elle affirme que son poids était, de manière générale, proportionnel à sa taille, et ce, même au moment de son décès, alors qu’elle pesait 16,3 kilogrammes (36 livres) et mesurait 102 cm.

Son contre-interrogatoire aura lieu jeudi. Anny Sauvageau est le 23e témoin dans ce procès de la belle-mère de la fillette de Granby, accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de l’enfant de 7 ans.

Formée au laboratoire de médecine légale et de sciences judiciaires du Québec, Mme Sauvageau a été pathologiste en chef de l’Alberta de 2011 à 2014. Elle est consultante depuis 2015. Son travail comme consultante est de réviser les autopsies effectuées par des pathologistes et de donner une seconde ou troisième opinion.

La femme de 49 ans a fait plus de 3000 autopsies dans sa carrière, mais n’en fait plus. Elle n’a d’ailleurs plus de licence pour pratiquer la médecine, donc elle n’est pas membre du Collège des médecins. Son domaine de recherche principal est l’asphyxie. Elle affirme avoir publié une quarantaine d’articles scientifiques sur le sujet.

Avec les informations d’Amélie Desmarais

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