•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Gale verruqueuse : l’inquiétude grandit chez les producteurs de pommes de terre

Des pommes de terre sur un convoyeur dans un entrepôt.

La chaîne de production de la pomme de terre à l'Île-du-Prince-Édouard fonctionne au ralenti depuis la suspension des exportations aux États-Unis à cause de deux cas de gale verruqueuse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Environ 10 jours après la suspension des exportations de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard aux États-Unis ordonnée par le gouvernement du Canada, les usines dans la province tournent au ralenti et les producteurs parlent d’une crise politique qui peut être désastreuse si elle n'est pas résolue au plus vite.

Tout au long de la chaîne de production, les pommes de terre sont récoltées, transportées à un entrepôt et mises dans des sacs pour être vendues. Les affaires marchent cependant au ralenti, explique Brian Ching, de l’entreprise Russell Ching, à Souris.

Ces pommes de terre vont à Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu'en Ontario, et c'est tout, nous n'avons pas d'autre commande, indique Brian Ching.

Un champignon pousse sur une pomme de terre.

La gale verruqueuse est un champignon qui défigure les pommes de terre et réduit leur rendement. Cette maladie ne constitue toutefois pas une menace pour la santé humaine.

Photo : Radio-Canada / Contribution : ACIA

Ottawa a suspendu l'exportation des pommes de terre insulaires aux États-Unis, le 22 novembre, à cause de la découverte de la gale verruqueuse dans deux champs de la province.

Donc, on doit faire du travail de terrain, des recherches, des analyses scientifiques pour mieux circonscrire la source, pouvoir définir dans la mesure du possible la zone [touchée], affirme la ministre de l'Agriculture du Canada, Marie-Claude Bibeau.

L'industrie tourne au ralenti

Andy Mooney, de l’entreprise Arthur Mooney & Sons, à Souris, soutient qu’il s’agit d’une décision politique plutôt que scientifique.

Les effets de cette décision se font déjà sentir, explique M. Mooney. Les commandes sont rares, l'entrepôt est à l'arrêt, les employés ont été renvoyés à la maison.

Les pertes, estime M. Mooney, risquent d’être vertigineuses. Plus de 50 % de ses pommes de terre sont habituellement vendues sur le marché américain, précise-t-il.

Brian Ching, pour sa part, s'attend à des pertes de 15 %.

Les chances que la suspension des exportations aux États-Unis soit levée d'ici Noël sont minces, selon le gouvernement fédéral.

Brian Ching souhaite au moins que les exportations reprennent d'ici le printemps, à temps pour la saison des semences. Autrement, la situation sera catastrophique, selon lui.

D'ici là, M. Ching et d’autres producteurs espèrent que les analyses scientifiques prouveront la qualité de la pomme de terre insulaire.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !