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Variant Omicron et voyages : beaucoup de questions, un peu d’inquiétude

Des revues d'agences de voyages.

Selon Marie-Pier Guilmette, « 99 % des vols qui partent de l'Afrique vers le Canada passent par l'Europe ».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Jusqu’à maintenant, le variant Omicron, récemment découvert en Afrique du Sud, n’est pas synonyme d’inquiétude pour les voyageurs d'Ottawa et de Gatineau. Mais les agences de voyages doivent répondre à de nombreuses questions de la part de leurs clients qui veulent à tout prix éviter les mésaventures loin de la maison.

Dans les bureaux de l'agence Voyages Rideau Travel, à Ottawa, on reçoit surtout des appels de la part de gens qui s’apprêtent à boucler leurs valises et à partir très bientôt.

Ils se demandent s’ils ont tous les documents nécessaires pour ne pas se faire refuser l’embarquement, soit en partant ou en rentrant à la maison, a expliqué la copropriétaire, Carole Doré.

La propriétaire de l'agence de voyages gatinoise Inspirations Voyage, Marie-Pier Guilmette, abonde dans le même sens.

On a eu quelques appels de clients qui partent dans les prochains jours. Ils veulent voir leurs options, a ajouté celle qui a tout de même reçu un ou deux appels de clients qui ont choisi d’annuler.

Marie-Pier Guilmette en entrevue.

La propriétaire de l'agence de voyages gatinoise Inspirations Voyage, Marie-Pier Guilmette

Photo : Radio-Canada

Ce qu'on dit au client, c’est que depuis mardi, il faut être doublement vacciné pour embarquer dans un avion au départ du Canada, a dit celle qui voyagera à Punta Cana dans deux semaines.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit de tout un casse-tête pour les agences de voyages.

Ça change tellement rapidement qu’il faut vraiment prévoir chaque destination et chaque date de départ, illustre Carole Doré.

Autres options?

Aux clients qui décident, par crainte, d’annuler leur voyage, les agences ne peuvent pas les rembourser, mais peuvent leur offrir certaines options.

La plupart [des agences] vont offrir un changement sans frais ou un crédit valide pour la prochaine année, a mentionné Marie-Pier Guilmette, qui préfère perdre une vente que de mal vendre un voyage.

Carole Doré a aussi remarqué que les clients qui font preuve d’inquiétude sont ceux qui ont organisé un voyage afin de pouvoir renouer avec les membres de leur famille après environ deux ans. Ça les inquiète beaucoup plus que ceux qui vont au Mexique ou en République dominicaine. Eux, ils ne sont pas vraiment inquiets encore.

Une femme portant un masque permettant de voir la bouche en entrevue.

La copropriétaire de l'agence de voyages Voyages Rideau Travel, Carole Doré

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Guilmette a sensiblement constaté la même chose. Les clients les plus inquiets sont ceux qui doivent passer par l’Europe ou l’Afrique. Ils ont peur de ne pas pouvoir revenir. [...] Ça va évoluer de jour en jour. On est à l’affût de tout cela.

Mme Doré considère que la plus récente mesure du gouvernement Trudeau est une bonne idée, soit de tester les voyageurs aériens venant de l'extérieur du Canada, à l'exception des États-Unis, à l’aéroport et de les isoler jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur résultat.

Le test 72 heures [avant le retour au pays] ne veut pas dire qu’on ne peut pas l’attraper dans les 72 dernières heures, donc c’est vraiment important de se faire tester à nouveau, explique-t-elle.

Une industrie qui sait se relever

Selon le professeur et directeur de l'École de management d'hôtellerie et du tourisme à l'Université Ryerson, Frédéric Dimanche, ce variant Omicron s’avère être une autre tuile sur la tête de cette industrie qui a grandement souffert.

Après un peu d’espoir pendant l’été, on a rouvert les frontières aux visiteurs étrangers, et là, Omicron qui vient nous embêter comme un chien dans un jeu de quilles, a-t-il imagé au micro de l’émission Sur le vif.

On peut tout de même voyager, mais il y a des barrières : les tests et les contrôles supplémentaires. Ça n’incite pas les gens à voyager, a-t-il ajouté.

Frédéric Dimanche, dans un couloir avec des étudiants assis à des tables en arrière-plan.

Frédéric Dimanche, directeur de l'École de Tourisme de l'Université Ryerson (archives)

Photo : Radio-Canada

Qu’est-ce qui ralentit davantage le désir de voyager? Le variant ou les mesures associées à celui-ci? Selon M. Dimanche, c’est une combinaison des deux, d’autant plus qu’on en connaît encore peu sur le variant.

L’industrie du tourisme devra encore une fois faire preuve de résilience et mettre à profit sa capacité d’adaptation afin de regarder vers l’avant, pense-t-il.

On est obligés de le faire. Ce n’est pas notre première crise, il y a eu le SRAS, le 11 septembre 2001... C’est un secteur résilient, mais qui a besoin d’aide. La crise [sanitaire] demande des mesures d’aide, et il faut que le gouvernement fédéral poursuive les aides financières, a-t-il plaidé pour clore l’entrevue.

Avec les informations de Nafi Alibert

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