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La microbrasserie le Trèfle Noir s’attaque au marché français

Alexandre Groulx devant des barils dans son entrepôt.

Alexandre Groulx, copropriétaire du Trèfle Noir

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La microbrasserie le Trèfle Noir de Rouyn-Noranda se tourne vers l'Europe afin de distribuer ses bières en France.

Après une première tentative infructueuse au milieu des années 2010, le copropriétaire de l’entreprise, Alexandre Groulx, indique cette fois être mieux préparé et se montre optimiste quant au succès de l’opération.

La dernière fois, on n’a pas été assez impliqué dans le processus, on ne s’est pas rendu sur place et on n’a pas fait de foires commerciales ou de festivals de bière. Maintenant, on est prêts à le faire, on est mieux outillés, on a plus de moyens financiers pour le faire et plus de produits à offrir, souligne M. Groulx.

Afin de soutenir sa stratégie de développement hors Québec, le gouvernement provincial a attribué un financement de près 24 800 $ au Trèfle Noir. Alexandre Groulx soutient que cette aide a déjà permis à son équipe d’amorcer des démarches pour se faire une place dans le marché français.

Des dizaines de canettes de bière du Trèfle Noir dans un entrepôt.

Il sera bientôt possible de se procurer les bières du Trèfle noir en France.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

On va utiliser l’aide financière pour aller faire des foires commerciales, rencontrer des gens, des boutiques et faire des contacts. On est allés en septembre pour un festival de bières dans la région de Nantes et on a trouvé un distributeur qui voulait faire affaire avec nous. Ça va aussi servir à aller faire deux à trois voyages en France dans la prochaine année pour vraiment bien s’implanter sur le marché, indique-t-il.

Bien que certains marchés d’exportation soient plus près de Rouyn-Noranda sur le plan géographique, Alexandre Groulx affirme que plusieurs facteurs font de la France une destination de choix pour amorcer une expansion.

En France, c’est beaucoup plus simple avec la langue et il y a des accords commerciaux entre le Québec et la France. Ensuite, il y a l’accessibilité du marché. Le marché français est en explosion au niveau de la microbrasserie. Il y a 70 millions de population et ils [les microbrasseries] doivent détenir environ 5% du marché des ventes de bière, explique-t-il.

« C’est beaucoup plus simple d’y aller par la France que par les États-Unis, où il y a une très grosse population, mais où il y a énormément de microbrasseries implantées, dont la plupart sont immenses. Le marché français est plus simple pour nous, même plus simple que certaines provinces canadiennes. »

— Une citation de  Alexandre Groulx

Pour commencer, les produits du Trèfle Noir seront distribués dans la portion ouest de la France, entre la Bretagne et la région de Toulouse. Si tout va bien, M. Groulx souhaiterait s’attaquer au reste de l’Hexagone avant de viser un nouveau pays.

On ne s’attendait pas à une réponse aussi rapide de la France, on pensait que ça prendrait plus de temps que ça de trouver un distributeur et de trouver des clients. Maintenant que c’est fait, oui l’Angleterre est un marché potentiel, mais on va vraiment se concentrer sur le marché français, le tiers le plus à l’ouest. Après ça, on irait vers la région parisienne avant de se rendre dans le sud et l’est du pays. On va se concentrer pour essayer de fournir le plus qu’on est capable ce marché et s’il y a des demandes qui viennent par la suite, on va analyser tout ça, mentionne l’entrepreneur.

Une croissance rapide

Ayant commencé à brasser sa bière à l’arrière du pub situé sur la rue Principale à Rouyn-Noranda, Alexandre Groulx et sa conjointe Mireille Bournival, copropriétaire de la microbrasserie, ont rapidement vu les objectifs initiaux de production être dépassés.

De l'équipement de brassage de bière.

La production est passée de 24 000 à 200 000 litres de bière entre 2009 et 2021.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

On a commencé au bar dans une pièce de 11 pieds par 12 pieds. On avait comme objectif à l’époque de brasser 12 000 litres par année et à la fin de la première année, on avait 24 000 litres de faits qu’on avait vendus, se remémore M. Groulx.

Après seulement trois années en affaires, les propriétaires constatent que la production ne peut être augmentée en vendant uniquement la bière au pub.

En 2012, on a décidé qu’on allait démarrer l’usine sur la rue Jacques-Bibeau. On a commencé à l’époque en bouteille. On brassait entre 75 000 et 80 000 litres de bière par année pour se rendre aujourd’hui à 200 000 litres qu’on brasse annuellement, affirme l’homme d’affaires.

« Le bar était plein, mais on ne pouvait pas vendre plus de bière que ce que le monde dans la place pouvait acheter, alors pour prendre un peu d’expansion, on a décidé de faire l’étape suivante qui était de partir l’usine. »

— Une citation de  Alexandre Groulx

Alors que 100% de la bière produite était vendue au pub lors des trois premières années d’existence de l’entreprise, la place des bières en bouteilles et en canettes a par la suite rapidement augmenté.

Avant la pandémie, on avait entre 25 et 30 % de bière qui était vendue dans les pubs un peu partout au Québec. Le pub de Rouyn-Noranda représentait environ 15% de nos ventes alors qu’un peu plus de 55 % de notre bière était mise en canettes, illustre-t-il.

Si l’aventure française se déroule bien, Alexandre Groulx indique être prêt à investir dans ses équipements afin d’assurer une production qui permettra de soutenir de nouveaux projets d’exportation.

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