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Hausse marquée du nombre de demandes dans les banques alimentaires de l’Est-du-Québec

Une femme remplit une boîte avec des denrées prises sur les tablettes de l'entrepôt.

Des bénévoles trient des denrées alimentaires aux locaux de Moisson Rimouski-Neigette. (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Des organismes d'aide alimentaire de l'Est-du-Québec remarquent une hausse du nombre de demandes de service dans la dernière année.

Bien que la pandémie soit responsable d'une partie de cette augmentation, la hausse du coût de la vie pèse aussi beaucoup dans la balance

Par exemple, chez Moisson Rimouski-Neigette, le taux d'augmentation des demandes en aide alimentaire a bondi de 40 % depuis le début de la pandémie.

Avec le coût de la vie qui monte en flèche, la situation ne serait pas ponctuelle selon la directrice générale de l'établissement, Sophie Lajoie.

Sophie Lajoie, dans les locaux de Moisson Rimouski-Neigette.

La directrice générale de Moisson Rimouski-Neigette, Sophie Lajoie

Photo : Radio-Canada

On aurait pu croire que ça aurait été seulement au début de la pandémie, dit-elle, mais dans notre cas, ça s'est maintenu.

« On anticipe que ça se maintienne encore dans le temps pour encore plusieurs mois voire plusieurs années. »

— Une citation de  Sophie Lajoie, directrice générale de Moisson Rimouski-Neigette

Même son de cloche du côté de la Cuisine collective de la région de Matane, où on remarque une hausse de 10 à 15 % des demandes d'aide alimentaire.

Selon la directrice, Hélène Jolicoeur, ce sont les gens déjà en situation de précarité qui demandent plus d'aide.

La situation des gens vulnérables se détériore parce que les choses coûtent plus cher. L'épicerie coûte plus cher, se déplacer coûte plus cher, constate-t-elle. Malheureusement, souvent, l'apport financier qu'ils ont, le soutien qu'ils reçoivent lui, n’a pas augmenté.

Les boîtes de dépannage alimentaire se composent de denrées périssables et non périssables.

Les boîtes de dépannage alimentaire se composent de denrées périssables et non périssables.

Photo : collaboration Cuisine collective de Matane

Selon Centraide Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, l'inflation dans le contexte pandémique actuel ne fait qu'exacerber le problème de la pauvreté.

Des facteurs qui ont changé considérablement le visage de la pauvreté au fil des années, selon le directeur de l'organisme, Stéphan Boucher.

À l'époque, [les organismes qui reçoivent ces personnes-là, nous disaient que les personnes dans le besoin] étaient prestataires de la sécurité du revenu ou très éloignées du marché du travail. Maintenant, c'est tout autre chose, explique-t-il. Ça peut être un aîné par exemple, ou une maman cheffe de famille monoparentale.

L'inflation touche également les organismes, bien que certains d'entre eux ont dû s'adapter pour répondre à la demande.

Des bénévoles trient les denrées alimentaires.

Collecte de denrées pour Moisson Rimouski-Neigette

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

On a dû faire de nouvelles embauches pour répondre aux demandes, mentionne Sophie Lajoie. On achète beaucoup plus de denrées que ce qu'on achetait avant pour pouvoir offrir des dépannages, complets, diversifiés, sains.

À l'approche de la période des Fêtes, plusieurs collectes sont organisées dans la province.

Avec les informations de Marguerite Morin

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