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L’Alberta investit 55 millions $ pour la recherche et le développement de vaccins

Une femme fait des manipulations en laboratoire dans le cadre de travaux visant à mettre au point un vaccin.

Le gouvernement albertain espère que le Canada deviendra plus indépendant en matière de production de vaccins dans l'avenir.

Photo : Reuters / Bing Guan

Le gouvernement albertain annonce un investissement de 55,1 millions de dollars pour la recherche et le développement d'un vaccin contre la COVID-19 en Alberta.

Selon le premier ministre, Jason Kenney, le « nationalisme vaccinal » dont ont fait preuve l'Union européenne et les États-Unis pendant la pandémie de COVID-19, démontre l'importance, pour le Canada, de devenir plus autonome en matière de production de vaccins dans l'avenir.

Nous avons tous appris que nous devons investir dans notre sécurité sanitaire, a-t-il déclaré en conférence de presse mercredi.

La meilleure chose que nous pouvons faire en tant que province, à long terme, est de nous assurer que nous avons la capacité, à l’intérieur de nos frontières, de faire face à ce que cette maladie ou d’autres maladies similaires nous jetteront à la figure.

L’Institut de virologie Li Ka Shing, de l’Université de l’Alberta, recevra 55,1 millions de dollars.

L’argent permettra, entre autres, d’améliorer les installations du laboratoire de biosécurité de niveau 3 de l’Université et d’acquérir un cryomicroscope électronique.

Le fait que nous avions déjà ce laboratoire de biosécurité de niveau 3 en Alberta nous a permis de commencer immédiatement, il y a deux ans, à travailler sur la COVID-19, a expliqué le professeur et président du département de microbiologie médicale et d’immunologie de l’Université de l’Alberta, Matthias Götte, en conférence de presse mercredi.

Maintenant, nous avons besoin d’augmenter notre capacité, ce que cette subvention nous permettra de faire.

Il ajoute que le cryomicroscope électronique, également appelé CryoEM, est une technologie de pointe essentielle aux recherches des équipes.

Il s’agit d’un microscope de haute résolution qui nous permet de faire un gros plan sur l’intérieur du virus. [...] Il est vital d'en avoir un en Alberta, explique-t-il.

La province se dit également prête à fournir 26,1 millions de dollars aux entreprises Entos Pharmaceuticals, Applied Pharmaceutical Innovation et Northern RNA.

Cet investissement est toutefois conditionnel à l’obtention de financement de la part du gouvernement fédéral ou du secteur privé. Il représente 10 % du coût total des projets soumis par les trois entreprises.

L'entreprise Entos Pharmaceuticals pourrait, par exemple, recevoir 15,5 millions de dollars pour mettre sur pied une installation de production à Edmonton.

Nous sommes en contact avec le gouvernement canadien à cet effet. Il est réceptif, mais aucune décision finale n’a été prise, affirme Jason Kenney.

Diversification économique

Le premier ministre indique que, en plus de soutenir le développement de vaccins, l’investissement annoncé mercredi permettra de soutenir le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie en Alberta.

Cela permettra de créer de nouveaux emplois et des possibilités de diversification [de l’économie], dit-il.

Cette subvention historique assurera notre accès à des installations ultramodernes qui nous permettront de demeurer compétitifs à l’échelle internationale et d’améliorer notre capacité à attirer des stagiaires de grande qualité et des scientifiques de premier plan pour combattre les maladies virales, affirme le Dr Lorne Tyrrell, qui dirige l'Institut de virologie Li Ka Shing, dans un communiqué.

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