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De premiers cas d’infection à la COVID-19 chez des animaux sauvages en Estrie

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Des échantillons prélevés sur trois cerfs de Virginie en Estrie ont montré que les animaux avaient la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

La COVID-19 a été détectée chez trois cerfs de Virginie sauvages en Estrie.

Selon Environnement et Changement climatique Canada, il s'agit des premiers cas de coronavirus détectés chez une espèce sauvage au pays.

Les échantillons ont été prélevés sur les animaux entre le 6 et le 8 novembre dernier, dans une station d'enregistrement de gros gibier. Le Centre national des maladies animales exotiques de l'Agence canadienne d'inspection des aliments a confirmé que les échantillons contenaient le coronavirus.

Par communiqué, Environnement et Changement climatique Canada souligne que les données sur les répercussions et la propagation du virus dans les populations de cerfs sauvages sont actuellement limitées [...] puisqu'il s'agit du premier cas d'infection au coronavirus.

Le ministère souligne qu'il surveille la situation pour évaluer les répercussions possibles sur les [autres] espèces sauvages.

Des cerfs infectés aux États-Unis

La maladie se propage déjà parmi les cerfs de Virginie des États-Unis : des études ont rapporté que 40 % des cerfs de quatre États présentent des anticorps contre la COVID-19.

Il y a quelques semaines, on avait donné un peu d’information au public à l’effet qu’on était en train de faire des prélèvements sur les cerfs de Virginie chassés pour voir si ce qui avait été observé aux États-Unis en 2020-2021 était observé au Québec aussi, explique Marianne Gagnier, biologiste au Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Selon Environnement et Changement climatique Canada, tout comme les cerfs américains, ceux du Québec ne présentaient aucun signe de la maladie et étaient tous apparemment en bonne santé.

Ce qui a été observé en laboratoire [...], c'est que les animaux avaient peu ou pas vraiment de symptômes de la maladie. Ce qui a été observé, par contre, c’est qu’ils étaient en mesure d’excréter le virus et de le transmettre assez facilement à d’autres cerfs même sans contact direct, par aérosols, précise Mme Gagnier.

Aucun cas de transmission de la COVID-19 de cerf à humain n'a toutefois été détecté à ce jour, affirme Environnement et Changement climatique Canada. Il s'agirait plutôt de l'inverse : ce seraient des humains qui auraient contaminé des bêtes, et la maladie se serait répandue ensuite parmi les animaux.

« Il faut rappeler que pour la COVID-19, le plus grand risque de transmission demeure d’humain à humain.  »

— Une citation de  Marianne Gagnier, biologiste au Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

La biologiste rappelle cependant que des précautions de base devraient être prises en cas de contact avec la faune.

Pour les cerfs chassés, les recommandations depuis bien des années pour la protection contre d’autres zoonoses ou d’autres parasites qui peuvent être transmis à partir de viande de gibier ou de gibier en tant que tel, est de porter des gants lors des manipulations des carcasses et de bien faire cuire la viande. En faisant ça, on se protège adéquatement de la COVID-19 et de tout autre maladie et parasite, souligne-t-elle.

Elle indique aussi qu'il est recommandé de ne pas s'approcher des animaux sauvages, de ne pas les nourrir et de ne pas adopter d'animaux orphelins, même si ces derniers semblent inoffensifs et en santé.

Le cerf n'est pas le seul animal ayant contracté le coronavirus : celui-ci a contaminé plusieurs animaux d'élevage, de compagnie et dans des zoos.

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